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Liberté Pour Les Auditeurs : PSG-OM sans supporters Marseillais ?
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 02.02.2014 commenter partager

 PSG-OM sans supporters marseillais ?


Autour de l'OM - Le doute plane sur le déplacement des supporters Marseillais à Paris


 

PSG-OM sans supporters marseillais ?

 

Dans un mois jour pour jour, l'OM se rendra au Parc des Princes afin d'y défier le PSG, pour le compte de la vingt-septième journée de Ligue 1.

 

Pour l'occasion, le déplacement dans la capitale pourrait se faire sans les supporters marseillais. En effet, au vu des tarifs proposés par le club parisien (35 euros), les fans olympiens pourraient renoncer au Clasico.

De plus, les mesures drastiques qui entourent la rencontre (interdictions de bâches, de drapeaux...) n'arrangent pas les choses : "La place vaut 35 euros, alors qu'habituellement, cela revient à huit, dix, ou au plus quinze euros. En plus, on ne peut pas être représenté comme il faut" nous a glissé Christian Cataldo, président des Dodgers.

L'ensemble des représentants des groupes de supporters marseillais vont se réunir dans les prochains jours afin d'évoquer le sujet.

 

Source : http://www.lephoceen.fr/infos-om/autour-de-l-om/psg-om-sans-supporters-marseillais-le-doute-plane-sur-le-deplacement-des-supporters-marseillais-a-paris-122255

 

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Liberté Pour Les Auditeurs : Ultras - Hooligans : Tous dans le même sac ?
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 23.10.2013 commenter partager

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Ce soir, il y aura deux matchs à Anderlecht. En marge du déplacement du PSG à Bruxelles, plusieurs hooligans du club de la capitale ont annoncé leur envie d’en découdre avec leurs homologues belges. En souvenir de 1992, et pour l’amour de la baston. Une attitude qui dérange certains ultras refusant tout amalgame.

 

« Si les mecs ont envie de se taper, il n'y a pas grand-chose à faire, ils iront à la fight. » Philippe Perreira, ancien membre du Kop Boulogne annonce la couleur. Le match de poule entre le PSG et Anderlecht de ce mercredi est placé sous le signe de l’affrontement. Pas tellement sur le terrain, où l’opposition semble déséquilibrée, mais en dehors de l’enceinte, là ou les supporters les plus virulents des deux clubs risquent de se croiser. Plusieurs échauffourées ont déjà eu lieu hier soir entre les deux camps. Elles ont conduit à l'arrestation de 70 supporters parisiens, dont certains étaient équipés de gants renforcés et de couteaux de boucher. 

 

Une rivalité ancienne

 

L’animosité entre les deux factions remonte aux années 80. À l’occasion d’un France-Belgique, nos voisins du Nord avaient essuyé les coups d’un groupe de supporters tricolores. Le conflit s’est ensuite déplacé vers les clubs des deux capitales, avec pour point d’orgue le match de Coupe de l’UEFA du 24 novembre 1992. Ce jour-là, les Belges avait défié les Parisiens en bas de la tribune Auteuil. Résultat : de nombreux blessés et une violence que racontait Fred, hooligan à la retraite, dans les colonnes de L’Express en 2003 : « Tuer quelqu'un ? Se faire tuer ? On n'y pense pas. Mais c'est vrai que, le soir de PSG-Anderlecht, on avait éclaté un mec sur une voiture. On s'est demandé après si on ne l'avait pas tué. »

 

Ce lundi, d’anciens membres de la tribune Boulogne ont dévoilé dans les colonnes du Parisienleur envie d’en découdre, en souvenir du bon vieux temps. Expulsés du Parc à la suite du plan Leproux, et évoluant toujours à la marge des déplacements officiels, les bannis rallieront Bruxelles par leurs propres moyens et assisteront au match en dehors du cadre prévu par le PSG. Un comportement qui pénalise d’autres franges de supporters, en particulier les ultras, qui subissent de plein fouet la politique de nettoyage des tribunes menée par le PSG. Également interdits de stade, ils ont décidé de manifester leur mécontentement par des actions plus ciblées (boycott) tout en continuant à suivre leur club lors des déplacements. Cette attitude « hors système » pousse les pouvoirs publics à considérer les deux parties comme semblables, alors même que les intéressés s’en défendent : «Le modèle ultra est inspiré du modèle italien : le tout réside dans l'animation des tribunes, les drapeaux, tout ce qui est coloré dans le stade, ce qui n'emtraîne pas forcément la violence. Le hool, en revanche, il n'en a rien à branler des drapeaux, il est davantage calqué sur le modèle anglais. Il aime le foot, mais est davantage là pour se battre et défendre son territoire », explique Philippe Pereirra, avant d’ajouter : « Dans les deux cas, tu retrouves des codes de respect et de tradition propres à chaque club. Le problème, c'est que pour le PSG, il n'y a qu'une seule et même définition du supporter. Ils nous mettent tous dans le même moule. »

 

Tolérance zéro

 

Cette uniformisation conduit trop souvent à l'amalgame, comme l'explique Ted*, un membre éminent du collectif PSG Fans, qui regroupe différentes associations ultras. Ce dernier souligne pourtant des différences de motivation évidentes : « Les ultras se déplacent tout simplement pour suivre le club. On s’organise toujours pour ramener des banderoles, des tifos, avoir des mégaphones. Ensuite, on profite de la ville, et évidemment, quand un groupe bouge, il peut y avoir des problèmes. Mais ce n’est pas le but de nos déplacements. » Si certains débordements sont inévitables, l’idée n’est selon lui pas de défier les autorités : « Dès l’instant où tu regroupes 300 personnes, y aura peut-être un violent, un voleur, un drogué. Mais nous, l’esprit qui nous anime, c’est la passion de supporter, de passer des moments entre potes. D’ailleurs, notre position a toujours été la même. Si quelques-uns font des conneries, ils ont toujours assumé leurs actes et fait face à la justice, du moins lorsque celle-ci est impartiale. »

 

Entre des débordements inhérents à tout mouvement de foule et la fight organisée, la ligne peut toutefois paraître mince. Face à ces détails qui forgent une distinction capitale pour les supporters, les autorités ne s'embarrassent pas vraiment. Elles ont frappé fort en appliquant une politique de tolérance zéro. Qu’importe les différences, tous dans le même sac. Une situation que déplorent Ted et les ultras, victimes du comportement des plus violents et du battage médiatique induit : « Personnellement, je ne me rendrai pas à Anderlecht à cause du contexte qui a été amplifié par les médias. Les forces de l’ordre risquent d’avoir un comportement négatif à notre égard et de ne pas faire la différence en cas de problème avec une frange violente. » Philippe Perreira rajoute : « Le problème de la fight, c'est que les polices belges et françaises savent plus ou moins qui a passé la frontière ou pas. Ils vont alors coller des interdictions administratives de stade parfois arbitrairement, parfois à raison, pour le seul prétexte que certains supporters ont passé la frontière./nbsp]»

 

S'il ne veut pas prendre de risques en se rendant en Belgique, Ted estime cependant que les actes de hooliganisme relèvent dans leur grande majorité de la sphère du fantasme : « On parle beaucoup de bastons de supporters, mais je n’en ai pas vu ou entendu parler depuis au moins 3 ans. Il y a eu un accrochage dans un bar de Porto, mais ça n’a rien à voir avec de la violence organisée, il n’y a même pas eu d’interpellations. Je ne dis pas que le hooliganisme n’existe pas, mais je n’en ai pas été témoin directement et je pense que cela reste marginal. » Un constat plus au moins partagé par Philippe Perreira, qui tente davantage de minimiser les faits : « De mon point de vue, il n'y a aujourd'hui pas tant de violence que cela. Le PSG a toujours été sous le feu des projecteurs, au moindre travers les médias nous tombent dessus, alors que des fights, il y en a dans toutes les villes de France et d'Europe. Et puis de toute façon, comment tu veux empêcher une baston à 200km du stade ? Le plus souvent, ce n'est qu'un détail, les supporters se mettent sur la gueule dans des coins retirés, cela ne dérange pas vraiment l'ordre public. »

 

Rancœurs et système D

 

Cet ordre public, le PSG et les autorités se sont promis depuis quelques années de le protéger, à coup de mesures restrictives et d’interdictions considérées comme arbitraires. Une tactique manifestement efficace au Parc, où la morosité gagne du terrain, mais qui a fait de la direction du club une cible commune pour ultras et hooligans de tout bord. Remonté, Philippe Perreira livre le fond de sa pensée : « Je trouve les moyens mis en place au mieux risibles, au pire choquants. Les supporters du PSG vont déjà être escortés comme des malades, on est vraiment obligés de dépêcher un hélicoptère ? Le fait est que le PSG a besoin de soigner son image pour ses clients, de montrer qu'ils sont particulièrement impliqués dans la lutte contre le hooliganisme, quitte à en faire trop et à pénaliser d'autres franges de supporters assidus. » Reprenant son souffle, l'ancien porte-parole du Kop of Boulogne poursuit : « Si les dirigeants du PSG veulent vraiment éviter la violence, ils devraient simplement autoriser la vente de billets aux supporters qui se déplacent à l'extérieur, autrement dit majoritairement les ultras. Ce serait beaucoup plus logique de mettre tout le monde dans le même parcage. En ne le faisant pas, le risque, c'est que les belges se fassent une nouvelle fois démonter et qu'ils se vengent ensuite sur des supporters parisiens esseulés, venus tranquillement voir le match. » « Le refus de nous donner accès au parcage pose des soucis», confirme Ted, avant de compléter : « Ceux qui veulent se rendre sur place sont obligés d’acheter leurs places sur internet ou même sur le lieu de la rencontre et donc, de se mélanger avec les locaux. Nous permettre d’accéder au parcage permettrait d’éviter ce genre de problèmes . 

En attendant, les supporters les plus fidèles se débrouillent pour vivre leur passion au plus près, en usant de ruses diverses et de système D. « Il y a une très belle solidarité en Europe entre ultras, explique Philippe Perreira. Des amis m'ont raconté que beaucoup de supporters belges ont fait le nécessaire pour que les supporters parisiens puissent avoir des places pour le match. Ils sont venus à Paris leur remettre les billets en main propre. Ces billets ne seront pas forcément à leur noms, mais ils iront voir le match. Cela avait déjà été le cas lors du déplacement à Porto. » Si la solidarité entre supporters progresse, certaines rancœurs demeurent. Reste à espérer que la boucherie se limite ce soir au terrain.

 

* le nom a été changé suite à une demande d'anonymat

 

Par Christophe Gleizes et Raphael Gaftarnik

 

 

 

 


Liberté Pour Les Auditeurs : Michel kollar sera notre invité Mercredi !!
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 13.09.2013 commenter partager

Mercredi , dans l'émission de 20h30 à 21h00  ,

Michel Kollar  de Paris Canal-Historique une nouvelle fois sera parmi-nous pour nous parler du PSG , de ses nouveaux changements , naming , sa nouvelle émission  , etc .....

Encore un bon moment en perspective avec notre ami historien du PSG !! 

A Mercredi !!

On compte sur vous !! 

 

 

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Liberté Pour Les Auditeurs : Le beau geste des supporters de Guingamp !!
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 06.09.2013 commenter partager

En Avant de Guingamp. Les supporters font don de 16 500 € à des associations

 

Avant le coup d’envoi du match d’En Avant de Guingamp contre Bastia, samedi 14, au Roudourou, l’intégralité de la prime sera reversée aux représentants de sept associations.

 

Le Kop Rouge remettra également les bénéfices de son tournoi de foot de juin dernier (1 500 €). Le don aux associations s’élève donc à 16 500 € qui se répartissent ainsi : Muco29 : 5 000 €, Fée du Bonheur : 4 4 000 €, Les Blouses Roses : 2 600 €, Handi’Chiens : 2 000 €, Euphonie : 1 250 €, Rêves de Clown Bretagne : 1 250 €, Ar Redadeg : 400 €.

 

Un beau geste de solidarité de la part des supporters guingampais. Ils sont souvent cités en exemple. Et exemplaires, ils le sont une nouvelle fois.

 


Liberté Pour Les Auditeurs : Auto-dissolution des Green Angels !!!!
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 06.09.2013 commenter partager

Le Progrès vient de communiquer l'auto-dissolution des Green Angels 1992 ! Le moteur du Kop Sud aurait informé la préfecture de son auto-dissolution, la préfète de la Loire vient d'en être informé.
 
Une terrible nouvelle, que l'on sentait tout de même venir. Le groupe ayant refusé de mener une campagne d'abonnements cette saison. Oppressé par la direction de l'AS Saint-Étienne, mais aussi par la LFP et la cellule spéciale "hooliganisme" (DNLH -> qui est une belle mascarade)menée par Antoine Boutonnet. 

Une triste fin pour un groupe atypique, qui a d'abord côtoyé la tribune Nord avant d'être le premier groupe à réussir à s'installer durablement dans le Kop Sud et surtout à l'animer. On se souviendra notamment du spectacle splendide offert par le groupe lors de ses 20 ans ! 

Probablement le groupe le plus doué artistiquement en France pour les tifos. 

L'association disparait donc, le groupe devrait poursuivre ses activités de façon restreintes.
 
 

 

Liberté Pour Les Auditeurs : Ultras du PSG , les oubliés du Parc
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 31.08.2013 1 commentaire(s) partager

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Alors que le Paris SG dispute ce samedi à 17h, contre Guingamp, son deuxième match à domicile de la saison, les tribunes du Parc des Princes comptent plus que jamais leurs abonnés absents: les ultras. Enquête. 

 

 

Le Parc des Princes sort peu à peu de son silence estival. Pour la deuxième fois de la saison, le PSG joue à domicile: après Ajaccio, c'est au tour de Guingamp de venir défier le club de la capitale, samedi après-midi (17h).

 

A l'heure de la "rentrée", l'émotion bat son plein chez tous les supporters. Enfin, presque tous...  

 

Il y a quelques années encore, du temps où il était abonné au Parc, Ralf aurait bouillonné d'impatience, lui aussi. Il aurait retrouvé ses amis dans une brasserie proche du stade, pour débriefer toute la nuit le mercato, évoquer les nouveaux joueurs, débattre des animations, des déplacements, des relations avec la direction du club... Car Ralf est un "ultra". Un adorateur du PSG, de son stade et de ses fameux virages de 6000 places chacun, Auteuil et Boulogne. Un supporter historique comme il y en a de moins en moins. 

 

"Ce stade n'a plus d'âme"

 

Mais Ralf ne sera pas de la fête. Depuis que le PSG s'est éloigné d'une partie de ses supporters, ce rugbyman père de famille affirme ne plus ne trouver ses marques au Parc. Pourtant il en a vu défiler, des joueurs, des entraîneurs, des dirigeants, en vingt ans de fidélité, dont cinq comme adhérent du groupe des "Authentiks" (tribune G, côté Auteuil), dissout en 2010. "Finalement, il n'y avait que nous qui restions à travers le temps", se souvient-il. Mais un lien s'est brisé entre le PSG et ces supporters-là. Les mesures prises sous la présidence de Robin Leproux après la mort de Yann Lorence, un habitué de Boulogne décédé en 2010 à la suite d'affrontements avec ceux d'Auteuil, ont frappé fort en sanctionnant 13 000 personnes, en l'occurrence les abonnés des virages et quarts de virage.

 

Dissolution des associations, rupture du dialogue avec leurs membres, placement aléatoire (sans place fixe attribuée à l'année)... Ces mesures, prises pour mettre un terme aux violences fratricides entre Parisiens, devaient être exceptionnelles et temporaires. "On nous avait dit qu'on viendrait nous rechercher, que le PSG ne pouvait pas se passer de ses associations de supporters", poursuit Ralf. Trois ans ont passé. Le retour des groupes n'a jamais été aussi peu désiré.  

Si l'histoire du club reste intrinsèquement liée (pour le meilleur et parfois le pire) à ces passionnés, le volet qatari s'écrit à l'évidence sans eux.

 

Au Parc, les tribunes Auteuil et Boulogne ont même été débaptisées. Un public en partie nouveau a pris place dans les gradins, des spectateurs "clients" dont les sondages étudient les habitudes de consommation. "Pourquoi vouloir le retour des associations, après tout ? Le stade est plein", souligne-t-on à la direction du club. De fait, le Parc est complet à chaque match - environ 44 000 personnes. "Le PSG nous a remplacés; comme une femme qui se détourne de son premier amour", résume Mohamed, un ancien d'Auteuil, aujourd'hui membre du Combat Continu, un groupe contestataire. Alors, pour Ralf et pour beaucoup d'autres, le Parc, c'est terminé. "Ce stade n'a plus d'âme", estime-t-il.  

 

"Un micro-combat"

 

Il a fallu faire preuve de conviction, mais ils ont fini par accepter l'invitation de L'Express. Dans cette brasserie de quartier du nord de Paris, Kevin, 24 ans, et David, 34 ans, ont l'air un peu méfiant. "Les médias nous ont fait trop de mal", lâchent-ils. Le premier travaille dans le tourisme ; le second, dans la communication, et porte un t-shirt noir frappé du slogan "Liberté pour les Ultras". Attablés face à un croque-madame, ils baissent la garde, et racontent leur combat. Depuis trois ans, les ultras parisiens sont en résistance, rejoints par d'autres abonnés, victimes collatérales, comme eux, du "plan Leproux".

 

Pour se faire remarquer, et éviter de sombrer dans l'oubli, ils mettent au point diverses stratégies: boycott du Parc et des produits dérivés du PSG,manifestations, et surtout, déplacements pour assister aux matchs de l'équipe parisienne à l'extérieur. Ils pratiquent alors ce qu'il est convenu d'appeler dans leur jargon le "contre-parcage", c'est-à-dire le fait de voyager sans passer par le biais du club et de son déplacement officiel. S'ils parviennent à pénétrer dans le stade, ils peuvent chanter, déployer des banderoles de protestation, voire "craquer" quelques fumigènes.

 

Le procédé exaspère les autorités et le PSG, qui s'emploient à barrer la route aux groupes militants, au mépris, selon ces derniers, des libertés publiques. "Arrêtés préfectoraux liberticides; ruptures abusives d'abonnement et de vente de billets; pluie d'interdictions de stade, aux fondements très discutables; entraves à la liberté de déplacement, d'association, d'expression, énumère David. Mais c'est un micro-combat qui n'intéresse personne... La société voit dans ces supporters, au mieux des beaufs, au pire des brutes".

 

Avec le changement de gouvernement, en 2012, certains espéraient un assouplissement de la politique menée par le Ministère de l'Intérieur. Il n'en fut rien. Idem du côté du club. "Le PSG doit rouvrir les négociations pour que nous trouvions ensemble les modèles qui fonctionnent", suggère David, qui, malgré des signes de lassitude, entend continuer la lutte.  

 

Bataille judiciaire

 

Sur le plan judiciaire, le mouvement parisien aiguise ses armes, par le biais notamment de l'un des groupes en pointe dans la protestation: Liberté pour les Abonnés (LPA). Officiellement dissout pour cause de "pressions et menaces sur ses membres et leurs familles", selon l'un de ses porte-parole, James, l'ex-LPA rassemble de manière informelle plusieurs centaines de supporters, "au-delà des anciennes rivalités". Le collectif conteste devant les tribunaux les interdictions administratives de stades (IAS), "élément essentiel de la répression" selon James. "Elles peuvent être délivrées sans apport de preuves, et les recours, très longs, ne sont pas suspensifs, poursuit-il. Aujourd'hui, elles sont même utilisées en dehors du cadre sportif". Ainsi, plusieurs supporters auraient reçu des IAS après les événements du Trocadéro, en mai dernier, alors qu'ils ne se trouvaient vraisemblablement pas sur les lieux de la "fête gâchée" du champion de France.

 

De son côté, un avocat parisien, Me Cyril Dubois, a assigné le PSG en justice concernant des clauses d'abonnement au Parc jugées abusives. L'une de ses clientes a vu son abonnement résilié après avoir pris part, l'an dernier, à une action de protestation non-violente. "Si nous gagnons, les clauses en question pourraient être déclarées nulles et non écrites pour tous les abonnés du PSG", assure l'avocat. L'audience aura lieu en janvier 2014.

 

Enfin, la Commission nationale de l'Informatique et des Libertés (Cnil) a été saisie de plusieurs plaintes. Elle enquête sur une éventuelle liste noire de supporters jugés indésirables, établie par le PSG en dehors de tout cadre légal, et dont le club réfute l'existence. Les résultats sont attendus prochainement. "Malgré tout, les recours restent occasionnels, insiste James. Nous ne pouvons pas tous nous payer les services d'un avocat et une procédure judiciaire".  

 

Des revendications très variées

 

L'esprit de contestation est inscrit dans l'ADN des ultras, qui se comparent volontiers à des militants syndicalistes opposés au foot-business. Mais depuis trois ans, et face au refus du club d'identifier des interlocuteurs crédibles, le "front" protestataire s'est éclaté et peine à mutualiser ses actions. "LPA n'a pas plus de légitimité officielle que les autres groupes", estime-t-on à la direction du PSG. Et si la plupart des contestataires ont pour revendication un sport populaire, des tarifs d'abonnement abordables, et la fin du placement aléatoire dans certaines tribunes du Parc (virages et quarts de virage), les associations - ou ce qu'il en reste - n'ont pas de vision claire de leur avenir.

 

"Nous cherchons d'abord à récupérer nos droits civiques et la liberté de supporter notre club, affirme James. Nous élaborons un plan d'évolution des mesures Leproux, et sommes prêts à poursuivre le travail engagé".  

Mais la bataille des trois dernières années a laissé des traces, comme l'explique à L'Express un fan désireux de garder l'anonymat : "Aujourd'hui, certains supporters haïssent le PSG, autant qu'ils l'ont aimé. Leur combat s'est radicalisé, face au silence et au mépris du club. Ils veulent se faire entendre depuis la rue...".

 

Un phénomène que confirme Mohamed, 28 ans, du Combat Continu : "La plupart sont des jeunes d'une vingtaine d'années, qui n'ont pas forcément reçu l'enseignement des valeurs et de la culture ultras". Alors, en attendant un signe d'ouverture de la part du PSG, les groupes s'accrochent aux bruits de couloir. Nasser Al-Khelaïfi, le président du club, aurait déploré un manque d'ambiance au Parc, ainsi que les sifflets et insultes émanant du "nouveau" public, plus exigeant et versatile que le précédent. Il souhaiterait un retour des "historiques". Vrai ou faux ? Une certitude: le ballon est dans le camp du PSG.  


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/sport/football/ultras-du-psg-les-oublies-du-parc_1277361.html#OjyfVHLgXEaAQJax.99 


Liberté Pour Les Auditeurs : ASSE: Il fait 800 kilomètres pour voir le match de l'ASSE et le rate !!
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 31.08.2013 commenter partager

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On ne voit ça qu’à l’ASSE. Jean Louis Brandt, fan des Verts a décidé de faire les 800 km qui séparent Saint-Etienne de Denain, dans le Nord, afin de voir la rencontre de jeudi soir face à Esbjerg. Sauf qu'il les a faits sur un scooter 50cc, avec sa femme, et après 25 heures de route, il s'est perdu à Lyon... et a raté le match.

 

 

Jean Louis Brandt est un fan inconditionnel des Verts depuis l’âge de dix ans. Il est tombé amoureux de cette équipe stéphanoise en regardant les matches de Coupe d’Europe à la télé dans les années 70 et s’est même fait tatouer une panthère sur sa jambe. Et après avoir écrit à Christophe Galtier et Roland Romeyer il y a une quinzaine de jours, ce nordiste de 49 ans s'est lancé dans un pari totalement loufoque.

Comme en 2001. L’idée ? Partir de Denain et parcourir, avec sa femme Véronique, plus de 800 kilomètres – au guidon d’un scooter 50cc - pour voir le barrage retour de League Europa contre Esbjerg dans le Chaudron. « J’avais regardé sur Internet un aller-retour Denain – Saint-Etienne en train et cela me coûtait au moins 230€. Alors que là je n’en ai eu que pour 40€ d’essence avec mon scooter. Je n’avais pas les moyens de faire autrement », avoue celui qui exerce la profession de cariste.

Au total : un peu moins de 25 heures de route en deux jours et une double déception. En plus de l'élimination en Europa League, Jean-Louis s’est perdu dans… Lyon et n’a même pas pu assister au match puisqu’il est arrivé à Saint-Etienne vers 23heures.


Lui qui voulait réaliser « un rêve de gosse » en prenant une simple photo avec les joueurs et l’entraîneur, Christophe Galtier, espère désormais qu’on lui offrira une place pour assister à la 4e journée de L1 entre l’ASSE et Bordeaux, ce dimanche à 14h. « Je pense qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui font comme moi. On me dit souvent : « Mais tu es malade de faire ça ! » » Et d’ajouter : « Je ne viens pas souvent ici, à Saint-Etienne, et j’espère ne pas avoir fait 800 kilomètres pour rien. On va voir. Je suis là jusqu’à dimanche. On loge au Formule 1 avec ma femme pour l’instant. »

Et quand on lui demande pourquoi il fait tout ça, il répond comme si c’était une évidence : « C’est la passion du foot et des Verts ». 

 

/ Photo Thibault Simonnet


Liberté Pour Les Auditeurs : Génération Ray : L'album des légendes du stade et de l'OGC Nice
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 24.08.2013 commenter partager

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A l’occasion du dernier match de l’OGC Nice dans l’enceinte mythique, Nice-Matin édite un magazine hors-série. Ce numéro collector rassemble les portraits des joueurs de légende. En vente à partir de ce samedi.

 

 

Après soixante-quinze ans de bons et loyaux services, le stade du Ray va s’effacer. Il laisse sa place à l’Allianz Riviera, enceinte de tous les records avant même d’avoir accueilli le premier match.

 

Le Ray ne tirera pas sa révérence dans l’indifférence. La Ville de Nice saluera le stade à la mesure des cris de joie, des hourras et des bravos qui ont fait vibrer la vieille structure de béton. à la mesure des torrents de sueur et de larmes qui ont inondé sa pelouse et ses travées. Des générations de Niçois sont venues soutenir le club au maillot rouge et noir. Nous leur avons donné la parole. Tous ont trouvé les mots pour dire leur attachement au stade du Ray.

 

Mais Nice-Matin dresse surtout le portrait des légendes du club. La rédaction a retrouvé ceux qui ont inscrit leur nom dans l’histoire du Ray. Parce qu’ils ont marqué le but de la victoire, parce qu’ils portaient le brassard de capitaine à l’heure de soulever un trophée, parce qu’ils ont taclé un attaquant au moment où il condamnait les Aiglons, parce qu’ils ont stoppé le temps en bloquant le ballon. Tous sont là. Tous racontent leurs souvenirs, leurs anecdotes, la nostalgie aux lèvres.

 

Rois du Ray

 

 

En feuilletant Génération Ray, on croise le sourire de Pancho Gonzalez, le plus titré de tous mais aussi le regard de Dominique Baratelli, Roger Jouve, José Cobos, Everson, Jean-Noël Huck, Charly Loubet, Marco Molitor, Lionel Letizi, Daniel Bravo, prince de Nice et roi du stade,  René Fioroni, l’ailier aux lunettes, Charly Marchetti, René Bocchi et bien d’autres...

 


Génération Ray est en vente dès ce samedi chez votre marchand de journaux au prix de 3,40 euros.

 

 

 


Liberté Pour Les Auditeurs : L'Italie s'attaque au racisme dans les stades
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 24.08.2013 commenter partager

Dimanche soir, la Lazio de Rome a non seulement perdu la Supercoupe d'Italie sur le terrain (4-0) face à la Juventus, mais certains de ses supporters se sont en plus signalés par des chants racistes à l'encontre de Pogba, Asamoah ou Ogbonna.

Un avertissement a été diffusé dans le stade en seconde période mais le match n'a pas été interrompu.

La réaction de la justice sportive italienne ne s'est pas faite attendre. Celle-ci a en effet décidé de fermer la Curva Nord pour le premier match de championnat opposant la Lazio à l'Udinese, dimanche prochain. Les deux premiers matches de la saison à Rome se disputeront donc sans les Curva historiques puisque la Curva Sud de la Roma sera elle aussi fermée pour le premier match de la Roma, la semaine suivante, face au Hellas Vérone (là aussi pour chants racistes).

Paul Pogba, pour sa part, a réagi avec sagesse à ces chants racistes : « Ce sont des ignorants. Mais qu’est-ce que je pouvais faire ? J’étais seul, ils étaient 30 000. Ils font ça alors qu’il y a aussi des Noirs dans leur équipe, c’est aussi un manque de respect pour leurs propres joueurs. (...) C’est une situation désagréable, mais moi je joue, et reste concentré sur mon boulot» a-t-il affirmé.

Pour rappel, la Curva Nord de la Lazio n'en est pas à son premier coup d'essai. Des idiots lancent régulièrement des "buuh" racistes aux joueurs adverses, et les tentatives d'intervention du club (un maillot NO RACISM porté l'an dernier, justement contre l'Udinese) n'y changent rien.

Bon, après, la Juve n'est pas non plus exempte de tout reproche : l'an dernier, elle a été le club le plus sanctionné, en termes d'amendes (80 000 euros de septembre à février, loin devant l'Atalanta, 38 500, l'Inter, 25 000 et la Lazio, 15 000), pour des "actes de discrimination territoriale".

Ah, l'Italie...
 

 


La Curva Nord, hier soir


Liberté Pour Les Auditeurs : Quand des Stéphanois traitent le public du Parc Des Princes de footix !!
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 22.08.2013 4 commentaire(s) partager

A l’occasion de la deuxième journée du championnat de ligue 1, le Parc des Princes a affiché la plus grande affluence, avec 44 413 spectateurs devant le Vélodrome (42 524) et Geoffroy Guichard (26 481).

 

Un site de supporters de l’ASSE, envertetcontretous.fr, s’est permis de juger les supporters du Parc des Princes en les qualifiant de footix :

 

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Liberté Pour Les Auditeurs : La profonde mutation des tribunes Anglaises
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 18.08.2013 commenter partager

L'excellent article de nos amis de La Grinta !!  

Ce week-end,  la Premier League est de retour. Les médias ne cessent de louer ce championnat que d’aucuns estiment comme le meilleur au monde. L’élite des clubs anglais est le parfait exemple du football moderne. Entre drames, hooliganisme, violences et mesures répressives, la Premier League s’est métamorphosée en très peu de temps. 

 

Liverpool FC, un club connu pour ses docks, son stade et son célèbre « You will never walk alone ». Anfield est une cathédrale, son kop l’épicentre de la ferveur du club. Ses fans sont considérés comme maudits depuis que Liverpool a été touché par de nombreux drames.

Lors de la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions opposant la Juventus à Liverpool, le stade du Heysel est le théâtre du hooliganisme. Face à une sécurité défaillante et un stade vétuste, les hooligans anglais, placés dans le virage, chargent le bloc Z placé à une quinzaine de mètres. Les grilles cèdent, la police est débordée, de nombreuses personnes sont piétinées. Le bilan est lourd, 39 morts et 600 blessés. A la décharge des supporters de Liverpool, de nombreux hooligans en provenance de différents clubs (West Ham, Leeds, Chelsea)  étaient également présents.

 

En plus du drame, l’Europe se confronte au problème du hooliganisme. Le 29 mai 1985 est désormais rentré dans l’histoire mais la victoire de la Juventus grâce à un but de Michel Platini n’en est pas la raison. Après le drame du Heysel, de nombreuses mesures sont prises à l’encontre des hooligans. Hélas, un malheur n’arrive jamais seul. Seulement quatre ans après cette tragédie, Liverpool est à nouveau endeuillé.

 

La demi-finale de la Coupe d’Angleterre qui a lieu au stade de Hillsborough, Liverpool-Nottingham Forest, donne lieu à un mouvement de foule. Le match débute, la tribune réservée aux supporters des Reds est bondée. Des milliers de fans de Liverpool sont encore devant le stade avec comme seul désir d’assister au match. La police décide donc de faire rentrer ces fans excités par une unique porte (sans tourniquet) sans se douter que la tribune est déjà comble. Un mouvement de foule s’enclenche et de nombreux spectateurs sont comprimés contre les grillages. Paradoxalement, ces mêmes grilles mises en place pour lutter contre les envahissements de terrain et jets de projectiles sont à l’origine de cette catastrophe. Le bilan est sans appel : 96 morts et 766 blessés. La tragédie de Hillsborough continue de nos jours à hanter Anfield. Une enquête est menée à la suite de ce match. Le rapport débouche sur la volonté d’améliorer la sécurité dans les stades. Ainsi, le célèbre Kop d’Anfield est réduit à 12 409 places assises.

 

 Les supporters sont en colère, les critique des médias et des politiques pleuvent. En effet, Margaret Thatcher, la Première ministre de l’époque, soutient la version de la police qui accuse à tort les supporters d’être responsables de la tragédie. La « Dame de fer » n’était déjà guère appréciée dans le Nord du pays. Chômage de masse, désindustrialisation, la ville de Liverpool n’est plus que l’ombre d’elle-même sous l’ère Thatcher.

 

Une rancœur qui a persisté jusqu’au 8 avril dernier lorsque les fans des Reds ont célébré la mort de cette femme controversée. Liverpool est l’exemple parfait de la mutation du football anglais. Entre politique, violence et développement du football moderne, les tribunes d’Anfield ont changé. Le confort et la vue ont été améliorés au détriment de l’ambiance. Le stade  ne résonne plus comme à ses plus belles heures.

 

 

Le Kop d'Anfield dans ses plus beau jours

 

 

 Le développement du football moderne.

 

En 1992 la FA Premier League est créée sous l’impulsion de l’ensemble des clubs de l’élite. Cette nouvelle organisation du championnat n’est pas anodine. Les équipes cherchent a augmenter leurs revenus et améliorer leurs affluences. Les clubs cherchent à s’ouvrir à un nouveau public. La hausse du prix des billets est un frein pour les classes ouvrières qui ne peuvent plus se permettre de se déplacer au stade. Paradoxe,  les clubs ont des revenus de droits de télévision qui ne cessent d’augmenter mais malgré tout  le prix des abonnements ne cesse de croître.

 

Ainsi, un supporter d’Arsenal doit dépenser environ 1155€ pour l’abonnement le moins cher, 832€ à Liverpool et 624€ à Manchester. On est loin du mécontentement des tarifs  pratiqués à Nantes (190€).

 

Pour mettre fin à cette situation une délégation de fans de Liverpool, Tottenham, Manchester United et Arsenal se sont réunis près de Wembley afin de protester face à ces hausses.  Le drame de Hillsborough a entraîné la suppression des tribunes debout et des grillages en Angleterre. Les « terraces » où des milliers de supporters venaient se masser n’existent plus. Une conséquence de ces nouvelles mesures, des sanctions qui peuvent paraître invraisemblables.

 

A Sunderland, 38 abonnés des Black Catont été interdits de stade pour être restés debout lors d’un match !!

 

 Heureusement, des clubs cherchent à fidéliser leur douzième homme, ou plutôt un club.  Stoke City a pris la décision d’offrir les déplacements à ses fidèles pour la saison 2013/2014. Cette politique est possible grâce à la hausse des droits TV du club qui est pour une fois favorable aux supporters  .

 

Rassemblement de supporters contre le prix excessif des palces.

 

Le hooliganisme est loin d’avoir disparu

 

Les hooligans ont fait la une des faits divers au cours du XXème siècle. Les Anglais sont à l’origine même du développement du hooliganisme en Europe.  La politique a fait son incursion dans le milieu du football afin d’endiguer le mouvement hooligan après le drame du Heysel.

 

Dès 1985, la vente et consommation d’alcool sont prohibées dans les stades. En 1986, lePublic disorder Act met en place des interdictions de stade pour les hooligans reconnus. Les mesures ne s’arrêtent pas là, en 1989, une loi instaure la possibilité d’interdiction de déplacement à l’étranger. En quatre ans, un véritable arsenal législatif a été mis en place pour lutter contre le développement de la violence dans les stades britanniques. Puis en 1991, le Football Offences Act réprime le lancement d’un objet sur la pelouse, d’entonner des chants racistes ou indécents et de pénétrer sur le terrain à juste titre.

 

Enfin après la Coupe du monde 1998 et quelques incidents notamment à Marseille, d’autres mesures sont prises. dès 1999, les hooligans peuvent se voir confisquer leur passeport. Ces lois ont permis de lutter efficacement et on anticipe dès lors à la disparition du  hooliganisme. Les actes de violence dans la Premier League sont désormais rares certes. Pourtant, c’est toujours comme si chaque nouvelle génération souhaite prouver qu’elle peut également troubler l’ordre public.

 

Récemment, lors de la demi-finale de FA Cup entre Millwall et Wigan, les supporters de Millwall se sont battus entre eux. Cet événement à été très peu médiatisé en France. Mais le football anglais ne se limite pas qu’à ce fameux championnat de Premier League. Les stades des divisions inférieures sont combles et la ferveur y est d’autant plus présente. La violence est monnaie courante dans ces championnats pour la plupart amateurs.

 

Le match de 5eme division Kidderminster Harriers-Stockport s’est soldé par un envahissement de terrain. Une défaite 4-0 pour les visiteurs et les supporters ayant fait le déplacement voulant faire passer un message à leurs joueurs de manière peu diplomatique.

 

 

Demie finale Millwall-Wigan

 

 

Envahissement de terrain lors de Kidderminster-Stockport

 

« Against Modern Football »

 

Certains passionnés s’organisent afin de lutter contre ce football moderne. Il faut dire que les décisions sont rares mais font couler beaucoup d’encre. Ainsi, en août 2005 la famille Glazer rachète Manchester United.

Le rachat du club le plus titré d’Angleterre se réalise avec pour seul objectif de réaliser un maximum de bénéfices.  Un groupe d’habitués d’Old Trafford décide donc de créer un nouveau club, le FC United of Manchester.  Un club de football qui fait du social, un rêve devenu réalité pour un grand nombre de fans. D’autres initiatives sont prises par les passionnés.

Le Portsmouth FC, une véritable institution en Angleterre, joue désormais en 4eme division. Une crise financière est à l’origine de cette descente aux enfers pour le vainqueur de la FA Cup de 2008. Les supporters ne sont pas restés les bras croisés face à cette situation.

En 2009, un consortium, le Pompey Supporters Trust (PST) est crée. Le PST est composé des fans de l’ancienne équipe de Lassana Diarra ainsi que d’entrepreneurs locaux. Le mercredi 10 avril, le consortium rachète le club pour trois millions de livres et devient ainsi le plus important club anglais administré par des supporters. Portsmouth a suivi le chemin d’autres clubs avant lui comme l’AFC Wimbledon ou l’Exeter City FC.

Les stades anglais de Premier League ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Le développement économique est clairement prioritaire. Il faut désormais se déplacer dans les divisions inférieures anglaises pour voir des stades en vie. Comme s’il fallait inévitablement choisir entre passion et pognon.

Retrouvez la grille avec les tarifs des abonnements en Premier League pour la saison 2013-2014 et bien d'autres choses encore sur : http://www.lagrinta.fr/mutationangleterr&7245/

 

 

 

 

 

 


Liberté Pour Les Auditeurs : SOS Ligue 2 lance sa saison
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 18.08.2013 commenter partager

Pourtant bien mal commencée, la saison dernière a plutôt été une réussite pour le collectif SOS Ligue 2, un regroupement d’associations de supporters, créé lors de la saison 2004/2005 pour lutter contre la programmation des rencontres de seconde division le vendredi .

 

Après l’annonce, au printemps 2012, que les matches de L2 auraient désormais lieu le vendredi à… 18h , le collectif s’est fortement mobilisé contre cet horaire, obtenant rapidement un décalage des matches à 18h45, ce qui n’a pas suffi à le satisfaire et à arrêter sa mobilisation.

 

Sous l’impulsion de groupes ultras comme les Red Tigers de Lens, la Brigade Loire de Nantes ou les Barbarians Havrais, puis d’autres associations pas forcément ultras mais tout aussi motivées, de nombreuses actions ont été menées pendant les matches amicaux de l’intersaison.

 



Pendant la première partie du championnat 2012-2013, les messages critiquant l’horaire ont continué de fleurir dans de nombreux stades de L2, mais aussi de L1, au point d’interpeller la Ligue de Football Professionnel (LFP) et le diffuseur beIN Sport, le principal visé par ces banderoles contestataires.

 

Au point aussi d’obtenir le soutien de nombreux clubs et acteurs économiques et politiques, l’horaire s’avérant particulièrement inadapté. Résultat ? Bien que la chaîne du Qatar ait refusé de discuter directement avec SOS Ligue 2, des réunions avec des représentants du collectif, des clubs et de la LFP ont pu se tenir à l’automne dernier. Et les matches ont été décalés le vendredi à 20h pour la deuxième partie de la saison. Mieux.

 

Bis repetita

 

Seulement voilà, les membres de SOS Ligue 2 ne se satisfont pas de ce changement, eux qui militent pour des matches le samedi, un jour qui leur paraît plus propice à attirer du monde au stade. Ils ont donc profité du début de la saison 2013-2014 pour rappeler leurs revendications à la LFP.

 

 

Via une lettre ouverte adressée à Frédéric Thiriez et diffusée aux médias, le collectif regrette qu’une nouvelle réunion de négociations, prévue depuis le mois de novembre, ne se soit jamais déroulée, malgré les « multiples appels téléphoniques auprès de Jean-Pierre Hugues, directeur général de la LFP ».

 

 

Surtout, il fait part de nouvelles propositions. La programmation de 4 matches le vendredi et de 4 matches le samedi (au lieu de 8 le vendredi soir), sauf l’hiver où il suggère que tous les matches aient lieu le samedi, vraisemblablement l’après-midi. Il demande également « l’augmentation des délais de programmation des matchs d’une semaine (…) à quatre semaines », afin de pouvoir organiser les déplacements. Sans doute soucieux de ne pas froisser la Ligue et son président, les rédacteurs de la lettre soulignent leur volonté « d’instaurer un dialogue régulier » et « d’améliorer les relations avec les supporters ».

 

Un nouveau feuilleton ?

 

Manque de pot, la lettre ouverte, envoyée en recommandé au président de la LFP, et la dernière action du collectif organisée début août dans de nombreux stades n’ont pas vraiment été du goût du président de la LFP.

 

Pierre, un des responsables des Red Tigers, développe pour So Foot : « Frédéric Thiriez a envoyé un message à tous les présidents de Ligue 1 et de Ligue 2 pour interdire toutes les banderoles liées aux horaires des rencontres ou à beIN Sport. Nous, on ne peut plus rien rentrer… ».

 

Une stratégie brutale que regrette Pierre. « Le but du collectif SOS Ligue 2, c’est vraiment d’ouvrir un dialogue avec des revendications légitimes. Sans aucune insulte ou autre. Pour nous, ce qu’ils ont fait là, c’est presque une aubaine. Il n’y a pas mieux pour les décrédibiliser… » explique-t-il. Dans la journée de samedi, So Foot a tenté de joindre le service de presse de la LFP, sans succès. Mais nul doute qu’il ne s’agit là que du premier épisode d’un nouveau feuilleton.

 

Boycott BeinSport pendant Lens-Bastia, le 4 aout


Liberté Pour Les Auditeurs : Ils se détestent !!
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 16.08.2013 commenter partager

Alors que la plupart des championnats reprennent tout juste ou vont reprendre leurs droits, l’Eredivisie en est déjà à la troisième journée. Au programme notamment ce week-end, un sympathique Ajax-Feyenoord. Zoom sur l’un des matchs les plus chauds d’Europe qui aura lieu ce dimanche à 12 h 30.

« Pendant qu’Amsterdam rêve, Rotterdam travaille ». 

C’est le trait grossier de cette rivalité résumée sur une banderole déployée par les fans du Feyenoord. Les artistes contre les travailleurs, en somme. Le cliché n’est pas complètement faux puisque l’antagonisme naît précisément de ces différences.

Amsterdam et sa bourgeoisie avec ses acteurs, artistes et son équipe de football au jeu chatoyant à la renommée internationale. Tout le contraire de la ville voisine située à une petite centaine de kilomètres au sud-ouest. Rotterdam l’ouvrière vit essentiellement de son port, forcée de travailler après avoir été lourdement touchée par les bombardements pendant la guerre. Des valeurs qui font la fierté de ses habitants excédés comme partout dans le pays de la retentissante capitale et par extension, de la vanité des Amstellodamois. C’est sur ces données historico-sociétales que reposent les fondations du « Klassieker » (le Classique). La rivalité entre les deux clubs décollera vraiment dans les années 1970 lorsque l’Ajax et le Feyenoord figuraient parmi les meilleures équipes du monde.

Côté tribunes, le spectacle perdra forcément de sa saveur dimanche, comme depuis 2009.

Suite à des incidents entre hooligans des deux camps, le Klassieker se déroulera sans supporters visiteurs (à l’exception d’une finale de Coupe en 2010). Et comme si cela ne suffisait pas, le match aura lieu  à 12 h 30.  Aucune précaution n’est de trop depuis la mort de L’Ajacide Carlo Picornie dans une rixe avec d’autres hooligans en 1997.

L’Ajax et l’identité juive

 

Les supporters de l’Ajax chambrent Manchester City lors d’un match de Ligue des champions

Sous l’impulsion du génie Johan Cruyff, l’Ajax a remporté trois Coupes d’Europe consécutives en 1971, 72 et 73. Et  le championnat en 1970, 72 et 73 après avoir dominé également les 1960.

Ces succès seront un motif supplémentaire de la jalousie véhiculée. Le légendaire Johnny Rep fait partie de la petite trentaine de joueurs qui ont porté le maillot des deux clubs. Même Cruyff, pourtant estampillé « Ajax », a fini sa carrière chez l’ennemi. L’ancien bastiais a déclaré un jour : «Quand j’ai joué au Feyenoord, je me faisais traiter de sale juif par certains supporters, parce que j’avais entamé ma carrière à l’Ajax« .  

Les Joden  (juifs) ne représentent en réalité qu’une mineure partie des supporters. Ce surnom est sans doute hérité de l’avant-guerre en raison de la proximité du quartier juif et du stade.  D’autres versions diffèrent mais celle-ci reste la plus vraisemblable. D’où les étoiles de David reprises dans les tribunes et les signes confessionnels propres au judaïsme.

Aujourd’hui, les Joden définissent la frange qui a choisi de conserver et de revendiquer cette identité.  C’est le cas du F Side, les ultras radicaux de l’Ajax mais également les plus fidèles. Le groupe est fondé dans les années 1970 et est largement influencé par le hooliganisme venu d’Angleterre. Comme tous ceux dont le nom est composé de la lettre du secteur associé au mot « side ». Picornie était d’ailleurs l’un des leurs. Cette étrange affirmation d’une identité inventée provient de multiples insultes à caractère antisémites subit depuis des décennies.

Le F Side s’est aussi illustré pour ses ,ombreuses actions dont l’introduction clandestine d’une vache au stade pour protester contre l’état de la pelouse. Parmi les autres supporters de l’Ajax, on compte aussi le VAK 410 (Porte 410) groupe fondé par des jeunes qui souhaitaient apporter  une autre ambiance au stade.

Le Feyenoord, place forte du hooliganisme

La formation de Rotterdam, quant à elle, a remporté son unique Coupe d’Europe en 1970, et a glané le titre d’Eredivisie 1971. C’est le seul club alors capable de rivaliser avec la grande équipe de l’Ajax. Au même moment le hooliganisme fait son apparition aux Pays-Bas et notamment chez les prolétaires du Feyenoord. /nbsp]

Le SCF (Sport Club Feyenoord)  deviendra presque aussi célèbre et craint à travers l’Europe que l’ICF de West Ham. Une violence qui persiste aujourd’hui encore, les Nancéens se souviennent par exemple d’un match de Coupe de l’UEFA en 2005. Le club sera à cette occasion exclu de la compétition par l’UEFA. 

Les responsables ?

Les membres du fameux Vak S dont on estime le nombre à environ 300. La différence par rapport à certains de leurs homologues, c’est qu’ils sont souvent armés (couteaux, batte de baseball…) et agissent lors de rencontres fortuites. Peu de « fights » sont organisés.

Heureusement, les joueurs peuvent surtout compter sur ses ultras de l’ Het Legioen (La Légion).  C’est le principal groupe de supporters, souvent appelé simplement « 12 », comme le douzième homme.

Si les visiteurs avaient eu le droit d’assister à la rencontre, nul doute que ce Klassieker aurait été dédié à Rooie Mark. Ce fan en phase terminal s’en allait trois jours après avoir été dignement ovationné lors d’un entraînement du Feyenoord .

Pour voir la video : http://www.lagrinta.fr/ils-se-detestent-ajax-amsterdam-feyenoord-rotterdam&7245/

 


Liberté Pour Les Auditeurs : La reprise !!!!!!
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 10.08.2013 commenter partager

Exceptionnellement l'émission aura lieu Mardi 13 Août à 20h00 !!

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L'heure de la rentrée à sonnée !!

Pour la reprise exceptionnellement  ce Mardi 13 Août à 20h00 sur www.rtsradio.fr bien sûr 

 

nous recevrons  en première partie : Geoffroy Garétier journaliste , consultant Football  sur le groupe Canal Plus , auteur du livre : C'est joué d'avance en 2008 , et du blog sur Sport 24 : Footballogie la science du ballon 

http://blogteam.sport24.com/footballogie/geoffroy-garetier.html .

 

En seconde partie nous recevrons Claude Pèze assidu de Twitter supporter de Bordeaux et nous donnera sa vision du Football business et des tribunes avec ses piques acides dont il a  le secret sur Twitter !!

 

Ainsi que le témoignage de Jérôme présent en Contre-parcage à Montpellier qui lui laisse un goût plus qu'amer !!

A MARDI 20h00 

ON COMPTE SUR VOUS !!  

 


Liberté Pour Les Auditeurs : OM : le nouveau Vélodrome prend forme !!
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 10.08.2013 commenter partager

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Marseille : c'est le stade Vélodrome de la reprise

 

Charlie Chaplin en moins, on a rejoué les "Temps modernes" au stade Vélodrome, où on a serré un véritable maquis de boulons pour les toits. Mais la corvée est désormais terminée, comme on a pu s'en rendre compte hier, au cours d'une visite organisée par le gestionnaire Arema, dix jours avant la reprise au Vélodrome (le 17 août face à Évian).

 

Une meilleure toile qu'à Munich

 

Une visite où on a d'abord fait un constat : les tribunes Ganay, nord et sud sont prêtes, qui offriront 48 000 places pour le premier match à domicile. En fait, le virage sud n'est pas complètement achevé. Il manque la toile, c'est-à-dire la couverture du toit. "On va d'abord monter une partie de la tribune Jean Bouin, explique Bruno Botella, le patron d'Arema, pour être protégé du vent, ce qui nous permettra d'installer plus facilement la toile."

 

Selon les prévisions, la toile devrait être déployée vers la fin de l'année. Et on signalera, pour la petite histoire, qu'elle est constituée de polytétrafluoroéthylène (inspirez, soufflez !) ou PTFE, qui lui permet de résister aux coups de bec des gabians. Ce qui n'est pas le cas pour les toiles en ETFE, déployées par exemple sur le toit du stade de Munich. Comme quoi le Bayern n'est pas premier dans tout. Autre transformation dans les ex-virages : les sièges.

 

Désormais, nouvelle réglementation oblige, les 26 000 places doivent posséder des dossiers (c'est déjà le cas au nord). Sauter pendant 90 minutes risque de devenir un exercice un peu compliqué pour les supporters. On peut toujours imaginer les Yankees, Winners ou autres Ultras rester assis pendant tout le match. Autant leur demander d'applaudir le PSG.

 

Autre nouveauté, capitale aussi : à partir du 10 août, la station de métro du Rond-Point du Prado ne servira... à rien. En effet, tous les supporters, riches ou moins riches, c'est-à-dire des virages ou des salons, accéderont au stade par l'esplanade Ganay et la station Dromel (pour ceux qui évidemment prennent le métro).

 

Du bleu pour le stade ?

 

Cette esplanade Ganay de 15 000 m² revêtus de stabilisé, est donc incontournable cette saison. Il a été confirmé hier qu'elle pourrait servir de cadre à de méga événements, comme des concerts. C'est qu'il va falloir faire rentrer "de la caillasse" pour rentabiliser ce stade, dont on constate au fil des mois qu'il devient un petit bijou. Ce qui a un coût. Un bijou aux multiples couleurs peut-être.

 

C'est qu'Arema fait des essais pour savoir comment illuminer le stade. Comment et quand. Avant le match ? Après ? Pendant ? On peut par exemple envisager un bleu azur instantané quand l'OM marque. Pour un but du PSG, ce sera plutôt un noir funérailles. Mais pour l'heure, rien n'aurait encore été décidé. En revanche, on sait qu'en matière de sécurité, le Vélodrome est déjà au point. Au PC de la police, on pourra compter sur 140 caméras qui pourront contrôler jusqu'aux bulles qui s'agitent dans les Coca-Cola, aux buvettes. Plus sérieusement, les barrières - ou plutôt les garde-corps - des zones "handicapés" ont été modifiées. La visibilité est désormais bonne. Arema tient à ce que personne ne se plaigne au stade. On verra ça le 17 août.