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Benitez et la vindicte du peuple de Stamford Bridge.
dans la catégorie "Quand on aime le foot, on parle foot" le 26.11.2012

 

Ce weekend le déjà controversé Rafael Benitez faisait sa grande première à la tête de Chelsea à domicile. Un accueil plus que froid et un match plus que moyen ont montré que les 12 travaux de Rafa à Chelsea vont être plus que difficile.   

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Hier à la 16ème minute du match Chelsea-Manchester City, les « One Di matteo, There’s only one Dimatteo » scandés depuis les tribunes de Stamford Bridge viennent rappeler, au cas où Benitez l’aurait oublié, qu’il n’est pas le bienvenu à la tête de Chelsea. Ces chants, qui descendent des gradins comme une avalanche de haine, laissent de marbre le technicien espagnol. Un peu plus haut dans les loges présidentielles, les caméras de Sky Sports captent une scène révélatrice de ce qui se passe à Chelsea : Le regard incrédule d’Abramovitch, comme l’impression d’avoir perdu le soutien des fans inconditionnels de son club, comme l’impression d’avoir cette fois-ci viré un technicien respecté des supporteurs et surtout de l’avoir remplacé par un entraineur honni de tout le peuple blue.

La nostalgie de l’italien était perceptible, en effet après seulement huit mois en poste, l’ancien joueur de la maison avait réussi a ramené une FA Cup et surtout une Ligue des Champions, tant attendue depuis le début de l’ère Abramovitch. C’est pourquoi beaucoup de supporteurs des Blues n’ont pas compris pourquoi le russe avait décidé de licencier Di Matteo après moins d’un an et alors que les résultats du club étaient loin d’être catastrophiques. Le propriétaire de Chelsea n’a pas été très inspiré pour le coup : virer un entraineur qui fait l’unanimité et le remplacer par un autre qui s’est attiré les foudres de ses supporters a de multiples reprises par le passé, il y a mieux comme technique de management.

Hier on a donc vu le premier match de Rafa sur le banc, et le moins que l’on puisse dire c’est que le jeu proposé n’est pas flamboyant. Largement dominé par une équipe de City en manque de réalisme, Chelsea peut s’estimer heureux de repartir avec un point. On peut espérer que Benitez puisse réveiller un Torres apathique et à mille lieues de son niveau d’antan, mais surtout il lui faudra gagner, et très vite. Le sixième meilleur pourcentage de victoire de la Premiere League (55% avec Liverpool) dispose d’une marge de manœuvre plus que réduite et ne pourra compter que sur le soutien de son propriétaire en cas de soucis.    /nbsp] 

Au final c’est l’intéressé qui résume le mieux la tâche qui l’attend : « Je suis concentré sur le jeu et je n’écoute pas ce que la foule chante. En plus mon expérience en Angleterre fait que je ne comprends ce qu’ils chantent (sic). » Et Rafa de poursuiver « je peux comprendre qu’il y a eu une rivalité entre nous, mais aujourd’hui la plupart des fans doivent comprendre que je suis ici pour faire gagner ce club et cela se fera avec eux et pour eux. »

Prochaine épisode de la série « Rafa à Chelsea », un court déplacement à Craven Cottage mercredi soir pour affronter Fulham. Tout autre résultat qu’une victoire mettra déjà Benitez et Abramovitch dans une situation plus qu’embarrassante. 

  Brice Barbotin-Saliou


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