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France - Allemagne : La bataille pour le trône
dans la catégorie "Hand Day" le 18.01.2013

 

Au revoir Granollers et bonjour Barcelone, et plus particulièrement le Palau Sant Jordi, niché sur les hauteurs de la colline olympique de Montjuic. Théâtre des rêves en 1992, la salle offre un tout autre environnement que son pendant de la banlieue de Barcelone. Cette fois c‘est sûr, on entre pleinement dans la compétition. Quoi de mieux pour démarrer dans cette salle qu’un bon vieux France-Allemagne, le match qui va décider de qui s’emparera du trône de ce groupe A.   

 

 

Avant même que ce match débute, on sent qu’on entre dans une autre dimension : le pauvre petit journaliste que je suis se fait contrôler à chaque pas, et se fait même refuser l’accès à la tribune presse dans un premier temps. Quelques palabres plus tard, le soucis est resolu. Au passage, merci à Pep, A.K.A " el Gordo" pour les intimes, de m'avoir tirer une belle épine du pied. L’organisation est au point, par contre toujours pas de signe des pompom girls que l’on peut voir dans les autres salles du royaume…dommage, j’étais aussi venu pour ça.


 

C’est bien beau de contempler le décor, mais on est venu ici pour voir un match entre quatorze guerriers, donc place au spectacle. De guerriers on va en voir puisque d’entrée de jeu, le toujours délicat Roggisch montre qu’il a une réputation à tenir et envoie Narcisse au tapis (2ème). Les deux joueurs nous quitteront, l’un pour soigner ses bobos, l’autre pour calmer ses ardeurs pendant deux minutes. On joue depuis quelques minutes, et on sait déjà à quoi s’attendre quand on voit la défense très rugueuse des allemands : trois expulsions temporaires (Roggisch, HaaB et Groetzki) et deux cartons jaunes en moins de dix minutes. Guigou profite de ces offrandes et cartonne à 7 mètres (3/3), cela permet aux Bleus de rester, tant bien que mal, au contact des allemands. 

 

Le match est accroché et l’Allemagne maitrise son sujet en menant toujours au score. A la 6ème minute Karabatic vole une balle en défense, remonte le terrain seul et fusille le gardien à 6 mètres. Pour la première fois la France passe devant au tableau d’affiche, on pense que la machine est lancée et que rien ne pourra l’arrêter. Mais entre la 14ème et la 16ème, bien qu’en supériorité numérique, après une deuxième expulsion temporaire pour le poète Roggisch, les français encaissent un 2-0. On ne va pas se mentir, ça commence à puer la loose cette histoire. Surtout qu’avec ce que nous proposent les Experts en attaque, on se dit que le reste de cette partie va être long et compliqué. Pour couronner le tout, on est à la recherche de notre Titi national, catastrophique dans les buts ce soir. La réponse du gardien de Kiel va arriver à la 19ème minute avec son premier arrêt du match. Peut-être l’action qu’il fallait au reste de l’équipe pour enfin rentrer dans cette partie. En tout cas les Bleus se réveillent et collent un 4-0 en quatre minutes de jeu, suffisant pour dépasser les allemands et reprendre un peu d’avance dans ce match (14-12 à la 23ème).

 


 

 

L’Allemagne est coriace et s’en remet à son arrière gauche magique, Christophersen, pour revenir au score et pousser les français dans leurs derniers retranchements. La bataille pour la première place du groupe A est engagée, et la France va devoir puiser dans ses ressources pour sortir vainqueur de ce match. La mi-temps est sifflée et les deux équipes se quittent sur un score de parité (16-16). Espérons qu’Onesta trouvera les mots justes pour insuffler une autre dynamique à son groupe, et surtout qu’il pourra trouver des solutions en attaque.

 

La pause est finie, les joueurs se sont bien reposés et le match peut reprendre. Daouda Karaboué remplace un Omeyer qui est venu jouer avec son déambulateur (seulement 2/18 en trente minutes), on espère que le gardien de Toulouse pourra réitérer la même performance que contre le Monténégro. Le début de deuxième période fout les chocottes tant la France fait briller Heinevetter, et que la défense est aux abonnés absents (5-3 en 7 minutes). Il va falloir lutter jusqu’au bout et, surtout, faire une série pour distancer l’Allemagne. Bosquet, entré à la place de Barrachet, permet au bateau France de ne pas couler (2/2 en 3 minutes), mais c’est toujours compliqué de trouver le trou dans la défense allemande. Heineweetter est tellement en état de grace que même les poteaux se prostèrnent lui , décidément quand tout fout le camp. Ca s’empire pour les français quand une série de trois pertes de balle en attaque permet aux allemands de faire le trou (4-0 en 7 minutes). Pour couronner le tout, quand les tricolores arrivent à tirer, c’est le gardien qui les empêche de marquer…l’horloge tourne et la chose semble mal engagée (27-22 46ème minute). 

 


 

Onesta demande un temps-mort sous les vivats du public allemand et en profite pour remodeler sa défense : place désormais à une 5-1 avec Narcisse devant. Accambray rentre enfin, envoie un Tomahawk des familles se loger dans la lunette du gardien allemand et relance la France (3-0 en 3 minutes). Revenus à un but, les Bleus peuvent compter sur un public surexcité pour attaquer les cinq dernières minutes de cette finale du groupe A. Ça commence mal avec l’expulsion pour deux minutes d’Accambray et le jet de sept mètres raté par Abalo. Plus que quatre minutes à jouer et les joueurs d’Outre-Rhin mènent toujours de deux buts. Ca va encore se compliquer quand Honrubia rate, à sept mètres, l’une des dernières chances pour les français de revenir au score (28ème). 

On joue les dernières secondes du match, la France est menée d’un petit but et l’Allemagne est à l’attaque. Les supporteurs Bleus sont chauds comme des braises et encouragent les leurs comme jamais. Doudou on fire, réalise la parade de l’espoir et relance rapidement vers Karabatic. Encore quinze secondes à jouer, le montpelliérain n’a qu’une seule chose à faire : foncer jusqu’au but et faire trembler les filets allemands. Malheureusement, Nikola, jusque-là impérial, perd salement la balle et laisse aux protégés d’Angela Merkel le soin de marquer le dernier but de ce match. 32-30 score final, et il n’y a pas grand-chose à redire tant les Bleus ont été incapables de renverser la tendance.   

 

L’équipe de France n’a pas montré grand-chose en attaque et a été flippante en défense. Comme ils l’avaient dit eux-mêmes, la compétition des Bleus commence en huitième de finale. Cependant tout le monde n’est pas encore au niveau (Barrachet et Omeyer pour ne citer qu’eux), et le peu de solution en attaque commence à inquiéter sérieusement les supporteurs de l’équipe. Si la première place semblait promise à cette Dream Team, au final les ouailles d’Onesta échouent sur la deuxième marche et seront opposés à l’Islande dimanche au Palau Sant Jordi.

 

 

France 30–32 Allemagne  (mi-temps : 16-16) :

Allemagne :

Gardiens : S. Heinevetter (10/38, dont 2/7 à 7m), C. Lichtlein (0/2, dont 0/2 a 7m)

Joueurs : S. Kneer (1/1), O. Roggisch, P. Wiencek (2/4), T. Reichmann (3/3), C. Theuerkauf (1/1), P. Groetzki (6/7), S. Weinhold (4/8), M. Strobel (2/4), K. Schmidt (4/4, dont 2/2 a 7m), S. Fäth (3/4), M. HaaB (3/3), A. Pfahl, D. Klein (3/4), S. Christophersen (3/10).

Exclusions: 2min: O. Roggisch (2 fois), P. Groetzki, M. HaaB (2 fois), S. Fäth, S. Christophersen

Entraineur : Martin Heuberger

France:

Gardiens : T.Omeyer (2/18, dont 0/1 à 7m), D.Karaboué (5/21, dont 0/1 à 7m)

Joueurs : J. Fernandez (0/2), D. Dinart, X. Barachet (2/2), D. Narcisse (2/5), S. Honrubia (3/5, dont 1/2 a 7m), N. Karabatic (8/11), T. N’Guessan, W. Accambray (2/2), L. Abalo (6/8, dont 3/4 a 7m), M. Guigou (4/7, dont 3/4 a 7m), S. Bosquet (2/3), G. Détrez, V. Porte.

Exclusion : 2min : X. Barachet, D. Dinart, W. Accambray, N. Karabatic.

Entraineur : Claude Onesta

 

Brice Barbotin-Saliou, envoyé spécial pour Hand'Day à Barcelone


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