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Mondial 2013 : Les Experts, à l'expérience, battent l'Islande (30-28) et filent en 1/4
dans la catégorie "Hand Day" le 20.01.2013

Ils le rabâchent depuis le début de ce championnat du Monde : la compétition commence en huitièmes de finale. Nous y voilà enfin, il ne s’agirait donc pas de se rater dans ce premier match de la phase finale. L’adversaire ? Une vieille connaissance venue du Nord, pas bien loin du Pôle Nord pour être précis. Un pays grand comme la Bretagne et qui compte à peine plus de 300 000 habitants (319 575 pour être exact). Les Islandais peuvent se vanter d’avoir enquiquiner la terre entière en avril 2010 avec un volcan au nom imprononçable (la rédaction de Hand'Day offre un cadeau à celui qui prononcera parfaitement le nom de ce volcan). Voilà les Experts vont devoir se coltiner l’Islande ce dimanche soir, jamais facile comme adversaire, surtout quand on repense à la défaite française lors des derniers Jeux Olympiques (29-30).

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Deuxième journée à Barcelone et toujours pas beaucoup de monde dans les travées du Palau Sant Jordi. La colonie française a suivi et donne de la voix, mais à part ça, l’ambiance est bien triste.

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Onesta a décidé de titulariser Honrubia à l’aile gauche, pour le reste c’est du classique, pas de place pour les surprises de dernière minute. Sur le premier tir islandais du match, Omeyer sort la parade, sept minutes plus tard, Titi arrête le premier jet de sept mètres du match. Là, on se dit que le gardien français a enfin retrouvé son niveau des premiers matchs.

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Le match est accroché et les Islandais prouvent que Roggisch n’a pas le monopole sur les prises de judo en défense. Agressifs (trop ?) quand il s’agit de défendre leur zone, les « Strákarnir okkar » (« nos gars » en français) ne laissent rien passer et laissent le soin à la France de prendre les initiatives en attaque. Ils exploitent bien les lacunes actuelles de l’attaque française puisque la tactique fonctionne plutôt pas mal. Quand les Bleus arrivent enfin à trouver une solution à six mètres, il y a forcément un Islandais pour arracher un bras, une jambe ou une dread de Sorhaindo.

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Mais une telle défense, ça se paye et les Tricolores en profitent pour enchaîner les penaltys réussis (3/4 en 1ère mi-temps). La France peine à trouver des solutions en attaque et la défense ne répond plus, où est passé M. Dinart ?

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Au final, les Français ne décollent pas et se tirent même des balles dans le pied en s’en remettant trop souvent au transparent Barachet. A la 29ème minute, Omeyer réalise la parade qu’il faut, transmet vite à Abalo qui trouve Sorhaindo à six mètres : 15-12. Pour la première fois du match la France compte plus de deux buts d’avance sur son adversaire. Trois buts d’avance ? Visiblement, c’est un peu trop pour les Onesta’s Boys qui décident d’ouvrir les portes en défense, et de laisser les Islandais revenir à un but (15-14 à la mi-temps). La mi-temps est sifflée et on se dit que ça va être un match bien complqiué pour les Tricolores.

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La deuxième période reprend et Onesta décide de remplacer un Honrubia monstrueux (7/8 en trente minutes) par le vieux Guigou. Le collectif semble se rôder en attaque et surtout, reprend des couleurs en défense. La muraille s’installe et Omeyer fait le travail en détournant des tirs importants, au moins les Islandais sont toujours derrières au score. William « Thor » Accambray envoie des marteaux qui viennent mourir dans les filets d’un Gustavsson plus si impérial qu’en première mi-temps.

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A la 46ème minute, après une contre-attaque conclue par Michaël Guigou, la France possède un écart de quatre buts d’avance (25-21). On se dit que ça commence à sentir bon et que la qualification se rapproche. C’est le moment où les Bleus décident de laisser revenir les islandais, histoire de pimenter un peu cette fin de match (5-1 pour l’Islande en huit minutes). A 27-27, on se dit que l’affaire commence à se compliquer sérieusement, surtout que la France n’arrive pas à faire shooter sa base arrière, et doit s’en remettre à Sorhaindo à six mètres, et encore, ça c’est quand on trouve le pivot du Barça.

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Les Experts ont de l’expérience à revendre et vont le montrer dans les ultimes minutes de ce match. Karabatic permet à la France de prendre l’avantage puis, sur l’attaque qui suit, la défense chipe le ballon et envoie Guigou mettre le 29ème but de la soirée. Il reste une minute à jouer, l’Islande demande le temps-mort et les supporters Bleus répondent en entonnant la Marseillaise, la confiance est définitivement dans le camp français. La qualification pour les quarts semble prendre forme. Elle sera acquise suite à une interception d’Abalo qui lance Guigou, encore lui, pour mettre le trentième et dernier but des Experts dans ce match. Cette fois-ci l’affaire est conclue, les Islandais ne reviendront pas. Le dernier but de l’Islande dans cette compétition viendra clore ce match (30-28).

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Les Bleus peuvent fêter leur qualification mais pas trop quand même parce que, certes la victoire est là, mais elle a mis du temps à se dessiner. Le prochain match sera contre le vainqueur de Croatie-Bielorrussie et, pour paraphraser Aimé Jacquet, il faudra sérieusement « muscler son jeu » pour espérer accéder au Final Four.

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  France 30 – 28 Islande (mi-temps : 15-14) :

France:

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Gardiens : T.Omeyer (9/32, dont 1/4 a 7m), D.Karaboué (1/6, dont 1/3 a 7m)

Joueurs : J. Fernandez (0/2, dont 0/1 a 7m), D. Dinart, X. Barachet (2/5), D. Narcisse (2/3), S. Honrubia (7/8, dont 2/2 a 7m), N. Karabatic (3/4), T. N’Guessan, W. Accambray (5/8), L. Abalo (2/4, dont 1/1 a 7m), C. Sorhaindo (3/3), M. Guigou (6/6, dont 2/2 a 7m), S. Bosquet, G. Détrez, V. Porte.

 

Entraineur : Claude Onesta

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Islande :

Gardiens : B. Gustavsson (9/38, dont 1/5 a 7m), A. Edvarsson (0/1, dont 0/1 a 7m)

Joueurs : V. Svavarsson (1/1), K. Kristjansson (3/4), A. Palmarsson (6/7), A. Hallgrimsson (0/3), T. Olafsson (7/8, dont 5/6 a 7m), G. Sigurdsson (4/10, dont 0/1 a 7m), S. Gudjonsson (2/6), A. Gunnarsson (3/3), S. Jakobsson, R. Gunnarsson, S. Sigurmannsson, O. Gustafsson (2/4), E. Arnarson, F. Fridgeirsson.

Exclusions : 2minutes : A. Hallgrimsson, T. Olafsson

Entraineur : Aron Kristjansson

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Brice Barbotin-Saliou, envoyé spécial pour Hand’Day à Barcelone


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