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Mondial 2013 - 1/4 : La Croatie met fin aux Experts (30-23)
dans la catégorie "Hand Day" le 24.01.2013

Encore en course après quarante-huit minutes, l’équipe de France s’est inclinée lourdement face à la Croatie (30-23), mercredi soir à Saragosse, et ne verra pas les demi-finales du Mondial espagnol. Jamais en mesure d’inquiéter les Croates, supérieurs dans tous les domaines, les coéquipiers de Fernandez, double-tenants du titre (2009, 2011), quittent la compétition sans jamais avoir joué au niveau attendu.



Pourtant, en début de rencontre, tout collait parfaitement, tous les détails laissaient croire au miracle tant espéré. Vukovic, l’arrière-droit titulaire des Croates, prenait un carton rouge direct pour une défense trop haute sur Barachet. Omeyer arrêtait un pénalty qui aurait relégué la France à cinq unités avant qu’Honrubia ne replace les siens à trois buts. Sur son premier tir, Valentin Porte lobait Alilovic, qui avait mis au supplice Abalo. Et la France rejoignait les vestiaires à un petit but seulement de son adversaire du soir (12-13).

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Rejetée à nouveau à quatre buts dès la reprise (14-18), la France est encore revenue. Karabatic, une heure de jeu face aux Croates, et Fernandez, entré au relais d’un Barachet à l’épaule gauche trop diminuée, marquaient leur premier but de la soirée (19-20, 45e). Le capitaine ne lâchait pas (20-22, 49e). Et puis, plus rien. Le trou noir.

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De Narcisse, fraîchement élu meilleur joueur du monde en 2012, l’éclair n’est jamais venu. Omeyer touchait les ballons sans pouvoir les empêcher de franchir sa ligne. Sorhaindo, épuisé après une nouvelle prestation XXL, trouvait la barre sur un lob en pivot. Les anciens de l’équipe de France, garants de « l’expertise » de cette équipe, n’ont, cette fois, pas porté les leurs.

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La Croatie remporte la bataille du secteur central

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En face, les Croates ne se sont pas privés. « On savait qu’ils défendaient fort et se portaient vite vers l’avant », livre Narcisse. « La Croatie a fait un bon match », souligne Fernandez. « Nous avons été dominés dans tous les domaines », résume, lucide, le meilleur joueur du monde en 2012. Les statistiques ont viré au rouge pour les Français : 1 but (une misère !) pour Karabatic, 9 pour son homologue croate Duvnjak ; 7 buts pour la base arrière française, 15 pour la Croatie ; 10 arrêts pour Omeyer à 25% de réussite, 13 arrêts à 33% pour Alilovic. Les chiffres trahissent la nette domination croate.


Pour son dernier match sous le maillot bleu, Didier Dinart n’a pas brillé. En esseulant au maximum « la Roca » au centre de la défense tricolore, les Croates n’avaient plus qu’à envoyer Duvnjak et ses jambes de feu au un contre un. Les joueurs des Balkans furent souvent à la limite du refus de jeu en seconde période. Sans s’affoler, ils n’ont pas varié leur tactique et remporté la bataille du secteur central, bien aidés par un énorme Vori en pivot. Les Français trouvaient des « solutions » sur les ailes, que leur adversaire laissait volontairement ouvertes. Là où Alilovic n’avait plus qu’à cueillir les tireurs français.

Claude Onesta pas content


La fin d’une époque

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Pour l’équipe de France, cette défaite marque la fin d’une époque. Elle abandonne son statut de meilleure équipe du monde et enchaîne, pour la première fois depuis 2000, un Euro et un Mondial sans médaille. Daouda Karaboué et Didier Dinart ont annoncé la fin de leur carrière internationale. La question se posera sans doute pour Jérôme Fernandez qui, s'il a précédemment annoncé se projeter jusqu'en 2016, n’a pu apporter sur le terrain autant qu'il l'avait fait les années passées. Tout comme Bertrand Gilles, absent du Mondial espagnol.

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D’autres joueurs découvriront alors le groupe France. Gérard et Dumoulin se disputeront la place de second gardien. N’Guessan, peu utilisé lors de ce Mondial, va continuer à grandir. Afgour et Anic postulent en pivot. Grébille, déjà sélectionné en novembre, reviendra. Pour encadrer ce groupe, resteront les Omeyer, Guigou, Sorhaindo ou Narcisse. La fin des Experts, oui, peut-être pas celle des victoires.


De notre envoyé spécial à Saragosse, Pierre Menjot


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