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Le Danemark poursuit sa marche royale
dans la catégorie "Hand Day" le 26.01.2013

 

On attendait ce moment depuis le début de la compétition, le voilà enfin arrivé. Les quatre meilleures équipes au monde s’affrontaient ce soir au Palau San Jordi. Un peu plus tôt dans la soirée, l’Espagne avait validé son billet pour SA finale face à une Slovénie trop limitée pour les contrarier. Mais nous ce qu’on attendait tous c’était la finale avant l’heure, le duel suprême de ces demi-finales : Danemark-Croatie. Le vice-champion du monde face à de jeunes Croates conquérants.

 

Tout d’abord il est utile de préciser qu’à cause de l’élimination des Français, nous ne sommes plus sûres de pouvoir accéder à la tribune de presse. Pour faire simple, si les journalistes des quatre pays présents ne remplissent pas les quelques sièges, on peut s’intercaler entre un Croate et un Danois. Si ce n’est pas le cas, il faut se résoudre à occuper les places d’ « observateurs » situées derrière les buts. Pas terrible pour la voir le jeu, mais parfait pour passer à la télévision en mondovision. Autres petits « goodies » ajoutés par l’organisation, le radar de vitesse de tir qui permet de faire des comparaisons entre qui a la plus grosse…frappe bien évidement. Trêve de plaisanterie, les gladiateurs entrent dans l’arène, place au combat. 

 

Niklas Landin aura une statue à côté de la petite sirène

 

D’entrée de jeu les joueurs d’Ulrik Wilbeck prennent à la gorge leurs adversaires et ne leur laissent aucun répit. En plus d’avoir une défense plus que béton, les Danois peuvent compter sur LE meilleur gardien du monde. Je n’ai plus peur de le dire : Niklas Landin Jacobsen je t’aime. Impressionnant tout au long du match, le gardien scandinave a dégouté les attaquants Croates à lui seul. Le natif de Soborg fait ce qu’il veut et arrête tout ce qui passe (5/7 en 10 minutes !). Après onze minutes de jeu les score est déjà de 7-2 et les Croates, apathiques en défense, peinent à accélérer en attaque.

 

Avé Niklas
 

Ce match sent la torture pour les joueurs de Goluza. Si Landin est impérial dans les buts, les attaquants ne sont pas en reste avec une doublette Hansen-Eggert qui fonctionne du feu de dieu. Aujourd’hui le demi-centre Danois n’est pas venu dans l’optique de marquer des buts, lui son truc c’est la passe et il le fait à merveille. Ils trouvent des passes que même nous observateurs on ne voit pas, et pourtant de notre siège on est censés avoir une meilleure vision du jeu que lui.

La Croatie fait peine à voir, à croire que la débauche d’énergie consentie face aux Bleus les a laissé sans jus pour la suite. Quand ils trouvent de bonnes situations de tirs, ils doivent faire avec un Landin insolent qui se permet le luxe de bloquer une torpille de Vori à 6 mètres. Heureusement que les « Ardentes » peuvent eux aussi se reposer sur un portier de très haut niveau. Alilovic répète la même prestation que face à la France et permet à son équipe de ne pas couler dans ce match.

 


Du menu fretin pour Niklas

Vient la 27ème minute et la statistique qui fait mal. A la suite d’une relance rapide de Landin, Eggert marque son huitième but du match, soit autant que tous les Croates réunis (13-8). Désolé pour nos lecteurs, on a parié sur le mauvais cheval puisque dans notre présentation du match on avait fait un focus sur Lindberg, son pendant à gauche. Le gong retentit dans la salle et le Danemark ne possède que trois buts d’avance sur son adversaire, c’est plutôt bien payé pour des Croates largement en dessous des « Danish Dynamites ».

 

Trente minutes en roues libres

 

A la reprise le match semble s’équilibrer, ou alors serait-ce les Danois qui se la jouent tranquille ? La seconde mi-temps est moins rythmée que la première, les deux équipes se rendent coups pour coups et l’écart oscille entre +3 et +4. Eggert, lui, continue de se moquer d’Alilovic en lui montrant toute sa palette de geste technique : roucoulettes dans des angles impossibles, des chabalas en veux-tu en voilà, et surtout des courses ultrasoniques qui gênent le repli défensif des Croates.

 

Dommage pour Alilovic, trop petit sur ce coup-là


Les minutes défient et les Rouges et Blancs sont maitres de leur destin, même Hansen se permet de rater une passe, chose rare dans le monde merveilleux de Mikkel. Les dernières minutes du match sont décousues, tout le monde attaquant dans tous les sens et Landin faisant souffrir Cupic avec une double parade magistrale qui résume sa prestation d’ensemble.

Les supporteurs Danois entament des « Ole, Ole », et chantent à tue-tête leur qualification pour la finale. Bicanic marque son quatrième but consécutif pour clore le score à 30-26, mais le vainqueur est bien dans le camp d’en face et il sera dur à aller le chercher.


"Fedt man, Super Fedt"

Le Danemark se qualifie sans contestation possible et s’impose comme le favori pour la finale de dimanche. D’accord l’Espagne, à domicile, sera portée par le (trop ?) soporifique public de Barcelone, mais la prestation Danoise de ce soir en fait un sérieux client pour le titre de Champion du monde.

 

Au passage, le record du plus gros tir du match revient au Croate Bicanic. Son ogive à 10 mètres a été flashée à 108km/h, et celle-là Landin ne la pas vu venir.

 

Brice Barbotin-Saliou, envoyé spécial pour Hand'Day à Barcelone


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