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L’Espagne trop facilement
dans la catégorie "Hand Day" le 27.01.2013

 

Dimanche 27 Janvier 2013, 17h15, nous y voilà enfin, l’heure de la finale est arrivée. Le pays hôte affronte le champion d’Europe et vice-champion du monde, le Danemark. En début de compétition tous les aficionados avaient rêvé d’une telle finale, c’est-à-dire le pays organisateur contre l’un des favoris, à savoir la France, la Croatie ou le Danemark. Finalement ce sont les joueurs de Wilbeck qui fouleront jusqu’au bout le parquet du Palau San Jordi.

Le Danemark reste, avant cette finale, la seule équipe invaincue de la compétition. A priori supérieurs sur le papier, les Danois devront faire avec une salle acquise à la cause espagnole. Surtout que pour une fois, le Palau est plein.

 

Le Prince, Pédro et le sosie de Sergio Ramos

D’accord la salle est pleine, et plus ou moins prête à aider la Roja, il semblerait donc que les Catalans acceptent, pour une fois, de supporter l’équipe nationale d’un pays qu’ils ne reconnaissent pas. Supporter l’équipe de handball pendant soixante minutes passe encore, mais quand le Prince Felipe D’Asturies fait son entrée dans les loges, s’en est trop pour les tribunes qui sifflent copieusement sa majesté.

Le match est sur le point de débuter et première indication, les panneaux publicitaires vantent tous les mérites de produits Danois. Décidemment ce tournoi n’intéresse pas grand monde au pays de Don Quichotte.   

On joue depuis trois minutes et l’Espagne mène déjà de trois buts, la chose semble très mal engagée pour le Danemark qui n’arrive pas à se montrer dangereux en attaque. Même en supériorité numérique les Danois concèdent un 2-0. Les Espagnols eux ont la main chaude et enchainent les tirs gagnants dans tous les sens. Emmenée par un Canellas qui a soif de repartir avec le trophée, la Roja met à mal les attaques Scandinaves et s’aide de la méforme de Landin pour s’envoler au score. Le portier Danois, qui sera vite remplacé par Green, n’est que l’ombre de l’immense joueur qu’il a l’habitude d’être, et personnellement je souffre.

 


Valero Rivera Junior en action

Pour ne rien arranger je suis entouré de deux énergumènes espagnoles qui sont en transe totale. Devant je peux admirer le déhanché du sosie de Sergio Ramos à chaque chanson jouée par le D.J. Derrière moi j’ai Pedro qui fait souffrir mes tympans à chaque but des locaux, ou à chaque chanson qu’il reprend à tue-tête. Je profite d’ailleurs de cette tribune pour vous dire que Gangnam style chanté avec un accent espagnol, est le genre de chose qui vous donne envie de vous repasser en boucle le best of de Lorie, juste histoire de se reposer les oreilles.     


Pedro est heureux

Le match, lui, suit son cours et l’Espagne continue de faire mal, voire très mal au Danemark. Au cours des dix dernières minutes de cette première mi-temps, la Roja va enchainer un 9-2 qui s’avèrera déterminant pour la suite du match. Après trente minutes de jeu, l’Espagne est devant (18-10), et on se demande bien comment Wilbek va pouvoir remotiver ses joueurs dans les vestiaires.

Daniel Narcisse profite de cette pause pour fouler le parquet en tenue de ville. Venu récupérer son trophée de meilleur joueur de l’année, on lui a rapidement demandé de quitter le terrain puisque, ce soir, sa place était en tribune.


Narcisse et son trophée de meilleur joueur du monde 2012

L’Espagne en remet une couche

Les quatorze acteurs reviennent dans l’arène, et on se dit que les Danois vont devoir enchainer dix minutes de folies pour, au moins, recoller au score. Première attaque pour les Rouges et Blancs et Mikkel Hansen fait une passe aux VIP situés juste derrière de panneau de publicité. Aïe ! Ça redémarre très mal. Les Danois sont pitoyables en défense, et ont peur de rentrer dans le lard des Espagnols quand ils ont la balle en attaque. Mais où est passée la fameuse «Danish Dynamite » ?

La Seleccion poursuit son petit bonhomme de chemin et s’amuse à ridiculiser Landin ou Green. En quatorze minutes, les hommes de Valero passent un 11-2 et enflamment le Palau qui commence enfin à se réveiller. Les « a por ellos, olé » sont repris par 16.000 personnes en transe, et je peux vous certifier que mon voisin Pédro s’en donne à cœur joie. Les Danois tentent bien de réagir mais ils tombent sur un Sertik en état de grâce. 4, 5, 6…je n’arrive plus à compter les parades consécutives du gardien d’origine hongroise.


2 mètres, 120 kg, Sterbik est un cube

A la 45ème minute du match, arrive le moment que l’on attendait tous. Enfin les Espagnols font valoir leur légendaire fierté en entonnant un « Campeones, campeones » alors qu’il reste encore du temps à jouer. Le respect ? Un mot inconnu de ce côté des Pyrénées. En tout cas, cette façon de célébrer un peu trop vite la victoire a le mérite de piquer au vif des Danois qui enchainent trois buts en deux minutes. Mais bon, avec 29-15 au tableau d’affichage, il est désormais clair que les prochains champions du monde seront Espagnols.


Les Espagnols se congratulent

Les quinze dernières minutes seront une torture pour Sondergaard et ses potes, l’arrière Danois reconnaissant lui-même avoir « attendu longtemps la fin du match ». Les locaux surfent sur leur euphorie et accentuent toujours un peu plus leur avance. Le match se termine sur un écart jamais vu dans l’histoire des finales de coupe du monde : 35-19.

Les Danois ne seront jamais rentrés dans cette finale, et échouent, encore une fois, sur la deuxième place du podium. L’Espagne, elle, mérite sa victoire tant les hommes de Rivera ont su imposer le rythme qu’il fallait dans ce match. Très forts en défense, les Espagnols ont cartonné en attaque pour finir le match à plus de 65% de réussite aux tirs, vraiment impressionnant.


Campeones del mundo   

Ce soir Oscar Del Alma, directeur général du tournoi, doit être content. L’Espagne a gagné, il peut donc légitimement espérer plus de licenciés pour les clubs de la péninsule dans les mois à venir. A la différence de quelques joueurs Français, lui a gagné son pari.

 

 

Espagne 35 – Danemark 19 (mi-temps : 18-10)

Arbitres : N. Krstic et P. Ljubic (Slo)

Espagne :

Gardiens : J. Sierra (2/5, dont 0/1 a 7m), A. Sterbik (12/28, dont 0/1 a 7m)

Joueurs : A. Entrerrios (3/5), A. Rocas (0/1), J. Maqueda (5/7), V. Tomas (1/2), D. Sarmiento (1/1), J. Aguinagalde (5/7), J. Canellas (7/8, dont 1/1 a 7m), A. Montoro (2/3), V. Morros (1/1), C. Ruesga (0/3), A. Garcia (2/4), V. Rivera (6/9), A. Arino, G. Guardiola (2/3)

Exclusions: 2min: J. Maqueda, A. Garcia, A. Arino

Entraineur: Valero Rivera

Danemark :

Gardiens: N. Landin (6/23), J. Green (10/28, dont 0/1 a 7m)

Joueurs : C. Mortensen (0/2), A. Eggert (3/5, dont 2/2 a 7m), N. Markussen (2/7), R. Lauge (1/3), B. Spellerberg, J. Noddesbo (1/4), L. Svan (0/1), H. Lindberg (1/2), R. Toft (0/1), H. Mollgaard (4/7), K. Sondergaard (4/9), H. Toft (1/1), M. Hansen (2/5), K. Nielsen.

Exclusions : 2 minutes : H. Mollgaard, K. Sondergaard

Entraineur : Ulrik Wilbeck

 

Brice Barbotin-Saliou, envoyé spécial pour Hand’Day à Barcelone


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