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Basket Ball, Euro : Bilan de la conférence de Presse des "Braqueuses"
dans la catégorie "Elle'Sport" le 14.06.2013

J-1 pour l'Euro de Basket Ball féminin en France, et tradition oblige, c'est avec une conférence de presse que les hostilités ont été lancées.

 

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Premier à répondre aux questions des journalistes, le sélectionneur national, Pierre Vincent. Un Pierre Vincent prudent, tout en retenue, qui n'a pas hésité à rappeler que les filles de l'Equipe de France avait un statut à assumer (« un statut de favoris que l'on nous a donné depuis 1 an, et que l'on s'est peut être donné nous aussi » ), mais qu'elles devaient aussi se montrer prudentes, tout en ne tombant pas dans l'excès de confiance  («On a de la confiance, mais aussi de l'humilité (...) nous ne sommes pas dans l'excès de confiance, mais on joue chez nous, pour autant il faut être bien attentif, et franchir les étapes les unes après les autres»)

 

 

« J'attends ce que toute la France du Basket attend, à savoir que l'on assume notre statut de favoris »

 

 

Pierre Vincent qui n'a pas hésité une seconde lorsque l'assemblée lui a demandé quelles étaient les forces des tricolores (« On a des valeurs sûres athlétiquement, défensivement ») avant d'ajouter que cela ne permettait pas pour autant aux braqueuses d'être certaines de leurs forces (« En phase compétitive on ne sait pas comment cela peut tourner. »).

Pierre Vincent conscient que son équipe à des qualités, mais aussi des défauts, et qu'il faudra éviter de trop se projeter dans cette compétition sous peine de voir cette dernière se terminer plus vite que prévu («Il faut que l'on se demande à chaque match ce que l'on doit faire pour gagner, et essayer de gagner le plus de matchs possible (…) Les filles savent que pour aller au bout, il faut d'abord se qualifier, et prendre les étapes les unes après les autres»).

 

Bien entendu, le sélectionneur national sait que la France du basket, et le public français au sens large, n'attendent rien d'autre qu'une victoire tricolore dans cette compétition, et que la pression populaire sera forte derrière les « braqueuses », confessant à demi-mots que lui même n'attendait pas autre chose qu'une victoire («"J'attends ce que toute la France du Basket attend, à savoir que l'on assume notre statut de favoris (...) Aujourd'hui, nous avons peut être les conditions contre nous ( ndlr : avec cette étiquette), mais nous sommes prêts à relever ce défi là. »).

 

Un sélectionneur national qui n'aura eu qu'une requête finalement dans cette conférence de presse, à savoir de ne pas dire aux joueuses du groupe France qu'elles étaient « invincibles », insistant sur le fait qu'il fallait avant tout faire preuve d'humilité.

 

 

« On s'est battues pour faire reconnaître le Basket féminin »

 

 

Pierre Vincent qui a ensuite laissé la place à la doyenne de l'Equipe de France, à savoir Edwige Lawson Wade. Bien entendu, cette dernière n'a pas échappé aux questions relatives à cette dernière compétition la concernant. Pour autant, elle n'a pas hésité à rappeler la notion de groupe, et a éluder la question sur son cas personnel (« Ma fin de carrière, c'est évident que j'y pense, j'essaye de vivre tous ces derniers moments à fond, mais le plus important est la performance collective, ce n'est pas MA compétition, mais celle de toute l'équipe. »).

Edwige Lawson Wade qui dans la droite lignée de son sélectionneur, a tenu à rappeler que se projeter trop loin dans la compétition serait dangereux, et qu'il fallait avancer match par match («Il est important d'être régulière, de prendre les matchs les uns après les autres. On en a déjà parlé entre nous »). Finalement, à la question de la pression populaire, et la gestion qu'il en découle pour les joueuses, c'est avec le sourire que la doyenne des Bleues a tenu à précisé qu'elle voyait cet engouement « d'un bon oeil », ajoutant que les filles de l'équipe de France s'étaient «battues pour faire reconnaître le Basket féminin ». Pour elle au final, cette poussée du public est une « bonne chose ». Edwige Lawson Wade qui il y a quelques jours a passé le cap des 200 apparitions en Bleue, et qui mettra un terme à sa carrière à l'issue de la compétition, est donc restée fidèle à elle même, à savoir prudente, et pressée de commencer la compétition.

 

 

« Etre en France donne de l'importance à l'évènement, mais on ne peut pas l'aborder comme les Jeux Olympiques »  

 

 

Finalement, Céline Dumerc en qualité de capitaine des Bleues est elle aussi venue se prêter au jeu des questions/réponses, en compagnie de Isabelle Yacoubou et Gaëlle Skrela, tenant elle aussi a rappelé qu'il fallait se montrer humble et prudent dans cette compétition. A la question liée à la pression populaire, cette dernière à par ailleurs fait rire le parterre de journalistes, en déclarant avec le sourire « Idem » aux propos d'Edwige Lawson Wade. Plein de malice, l'un des journalistes lui a donc posé la question d'une autre manière, en lui demandant comment elle avait vécu l'engouement populaire cette saison sur les parquets de LFB, et là encore, « Cap's » ne s'est pas démontée, tenant a mettre en avant les qualités humaines et d'humilité des joueuses de l'Equipe de France (« Notre saison en club s'est faite naturellement, à un moment donné, si tu gardes les pieds sur terre, c'est plutôt du plus de voir un tel engouement du public dans les salles. »).

Pour terminer, les professionnels de la question, ont tenu a rappelé la facilité des Bleues lors des matchs de préparation, et leur large aisance lors des rencontres disputées. Pour autant, Céline Dumerc a tenu à rappeler qu'il ne s'agissait « que » de matchs amicaux, et que les scores n'avait que peu d'importance, indiquant qu'il fallait seulement regarder la manière («Il faut oublier les résultats , se concentrer sur le contenu. »).

 

En conclusion, il faudra se montrer prudent durant cette Euro, et Pierre Vincent a déjà tiré la sonnette d'alarme auprès de son groupe, appelant à l'humilité, et conscient que les Bleues seront attendues au tournant par beaucoup. Les Bleues ont les moyens d'aller au bout dans cet Euro, mais avant de penser à cela, il faudra faire le travail, et passer les différentes étapes qui se dresseront devant elles durant ces 15 jours.


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