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Liberté Pour Les Auditeurs : Une saison en tribunes
dans la catégorie "Liberté pour les auditeurs" le 26.07.2013

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1 – La victoire partielle de SOS Ligue 2

L’horaire des rencontres de Ligue 2, fixées en début de saison le vendredi à 18 h puis 18 h 45, a provoqué la colère de nombreux fans de la deuxième division professionnelle. De l’ultra au supporter classique, ils ont été nombreux à gueuler contre la LFP et le diffuseur beIN Sport. Regroupant des associations de supporters de toute la France, le collectif SOS Ligue 2 a été le fer de lance de cette lutte. Après de multiples actions dans et hors des stades et grâce à de nombreux soutiens, les matchs ont finalement été décalés à 20 h pour la deuxième partie de la saison. Une demi-victoire pour un collectif qui lutte depuis près de dix ans pour que les matchs de Ligue 2 aient lieu le samedi.



2 – La victoire et la défaite des Lensois

Loin d’être au top en Ligue 2, les supporters lensois avaient coché dans leur agenda leur quart de finale de Coupe de France face aux Girondins de Bordeaux. Mais l’horaire, un mercredi à 17 h, proposé par France Télévisions puis validé par la Fédération française de football a provoqué leur colère . Soutenus par leur club, ils ont obtenu gain de cause, la rencontre étant finalement fixée à 19 h. Résultat, grosse ambiance dans les tribunes, mais pas de diffusion télévisée , ce qui n’a guère été du goût des dirigeants girondins.



3 – Un Stade de France en rose pour du foot

Malgré leur qualification pour la finale de la coupe de France, les dirigeants bordelais ont encore trouvé le moyen de râler. Il est vrai que fixer la finale un vendredi soir n’était pas idéal, d’autant que les fans hauts-savoyards et bordelais n’ont eu que deux semaines pour s’organiser. Si les Ultramarines bordelais ont fait le métier dans leur coin de virage, la bonne surprise est venue de la forte mobilisation des fans des « Croix de Savoie ». Avec leurs drapeaux, leurs maillots et leurs perruques, ils ont coloré de rose une bonne partie du Stade de France. Certes, leur répertoire est limité à quelques chants, leur style vestimentaire est parfois discutable et la taille limitée de leurs groupes de supporters n’aide pas à faire régner une ambiance constante, mais le cœur y était. Si le club s’installe durablement dans l’élite, il pourrait bientôt se découvrir des supporters fervents. Rafraîchissant.


 


 

4 – Les Verts enflamment Saint-Denis

La vraie grosse ambiance, le Stade de France l’a cependant connue quelques semaines plus tôt, avec la finale de la Coupe de la Ligue. Compétition souvent dénigrée, elle a permis aux Verts de renouer avec la victoire et à la ville de connaître de nouveau des scènes de liesse populaire. Mais la prochaine fois, faudra mettre les patins aux pieds en entrant sur la pelouse, la LFP n’ayant pas trop aimé les débordements de joie des publics qualifiés pour la finale.



5 – Un Chaudron froid

Une Coupe de la Ligue et une qualification en Ligue Europa, c’est bien. Mais le peuple vert espérait mieux. Début mai, la réception des Girondins était cruciale pour l’accès en Ligue des champions. Or, surprise, le Chaudron s’est tu et le score est resté vierge. Suite aux incidents lors du précédent derby (échanges de projectiles et de fumigènes entre le parcage visiteur et le virage sud lyonnais) et aux torches allumées au Stade de France, la direction de l’ASSE craignait une sanction de la LFP. Pour l’amadouer, les dirigeants verts ont décidé de fermer le secteur réservé aux Green Angels lors de la venue de Bordeaux. Une sanction guère appréciée par les ultras stéphanois qui ont choisi de se taire pendant tout le match. Mal vécue par les joueurs, le coach et une partie du public, cette décision a mis en évidence la place qu’occupent aujourd’hui les ultras dans de nombreux stades, en particulier dans le Chaudron . Et elle n’a eu aucun effet puisque la LFP a quand même sanctionné l’ASSE de trois matches à huis clos partiel .



6 – Un derby plus tendu que jamais

La rivalité entre supporters stéphanois et lyonnais est habituellement forte. Cette année, elle est encore montée de 69 crans. Le derby aller a déjà été marqué par la révélation, avant la rencontre, du tifo stéphanois par le virage sud lyonnais, un affront dans le monde ultra . Mais les Lyonnais n’en sont pas restés là : des indépendants du virage sud ont carrément dérobé une partie de la bâche Magic Fans peu avant la finale de Coupe de la Ligue et certains Bad Gones ont tourné une vidéo porno scabreuse. Curieusement, le derby retour a été quelque peu agité. Le cycle de la vengeance est désormais enclenché. Plusieurs incidents se sont succédé, y compris après la fin de la saison . Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que cette triste histoire ne finisse pas dans le sang.


 


 

7 – Virage Sud Lyon : le nouveau KOB ?

Le plan Leproux a cassé le Kop of Boulogne, la fameuse tribune blanche et violente du Parc des Princes. Il semble que le virage sud lyonnais ait décidé de reprendre le flambeau. Même s’ils sont loin d’être majoritaires dans la tribune, les identitaires n’hésitent pas à s’y montrer. Et rayon violence, il y a du client. Les fans de Tottenham, entre autres, s’en sont aperçus à leurs dépens . Pour couronner le tout, les hooligans du virage sud lyonnais ont même dérouillé les Bad Gones du virage nord . Ça ressemble fort à la situation parisienne pré-Leproux tout ça.



8 – Hool’s not dead

Si on ne les voit plus au Parc, les hooligans parisiens n’ont pas disparu pour autant. Ils l’ont rappelé à leur manière habituelle, discrète, la veille de PSG-Zagreb en attaquant leurs homologues croates près de la place de la Bastille . Pourtant Manuel Valls avait mis le paquet en publiant un arrêté interdisant la venue à Paris des supporters du Dinamo Zagreb . À part ça, les hooligans parisiens se sont baladés en Europe, au Portugal , en Espagne , en Catalogne , ils ont organisé quelques fights à droite et à gauche (surtout à droite à vrai dire, par exemple à Annecy contre leurs homologues niçois), participé de manière animée à quelques manifestations politiques (très à droite aussi, comme lors de l’attaque d’une manifestation antifasciste en mémoire de Brahim Bouarram, un Marocain jeté dans la Seine en marge d’un défilé du Front National en 1995 et réussi à se faire serrer en allant faire du tourisme à Bruxelles à l’occasion de Belgique-Serbie .



9 – Trocadéro

En revanche, le bordel du Trocadéro, promis, c’était pas la faute des hools de Boulogne. Pour fêter son premier titre de champion depuis 19 ans, le Paris Saint-Germain avait prévu les choses en grand. Présentation du trophée au Trocadéro, croisière sur la Seine… Résultat ? Des joueurs qui restent à peine 5 minutes sur le podium, des scènes de violence en boucle sur les chaînes d’infos, une trentaine de blessés et autant d’interpellés. Alors qu’un cortège mêlant des membres de la K-Soce Team, des Microbes et des Karsud tentait d’accrocher une banderole « virage Auteuil » sur des barrières, des incidents éclatent avec les stadiers. Une étincelle qui met le feu aux poudres et vire à l’émeute, sans plus grand rapport avec le conflit entre le PSG et ses supporters contestataires . Des incidents qui ont suscité de nombreux commentaires médiatiques et politiques, pas toujours clairvoyants . Depuis, la justice condamne certains supporters et en relaxe d’autres, tout en tentant de mettre à jour le déroulement des événements .



10 – Guerre de tranchées autour des ultras parisiens

Les incidents du Trocadéro n’ont été que l’ultime étape d’une année à rebondissements dans le ménage à trois entre supporters parisiens contestataires éparpillés entre plusieurs groupes , direction du PSG et division nationale de lutte contre le hooliganisme . Entre de multiples autres épisodes (dont notre collègue Anthony Cerveaux a rappelé les principaux de ces trois dernières années sur Rue 89 , on retiendra les soupçons sur l’existence d’une liste noire de supporters contestataires , l’action lors du match France-Japon au Stade de France , un déplacement à Toulouse qui se termine en cul-de-sac , une interdiction de stade pour une écharpe , des annulations de billets parfois contournées comme à Annecy , de multiples arrêtés préfectoraux interdisant le déplacement des fans parisiens en dehors du voyage officiel , et une manifestation annulée suite aux débordements du Trocadéro .



11 – Le Parc, c’était mieux avant ?

Des événements qui se déroulent avec, en fond sonore, les débats suscités par l’ambiance du Parc. Pour les uns, comme les réalisateurs du documentaire « Parc » mis en ligne au début de la saison , le Parc c’était mieux avant car c’était plus bruyant. Pour d’autres, c’est mieux maintenant car c’est moins violent. Un débat manichéen que Nicolas Hourcade, sociologue et collaborateur à So Foot, a essayé de dépasser à l’automne. En fin d’hiver, le débat repart suite aux critiques formulées par Leonardo à l’encontre d’un public qu’il juge trop critique envers ses stars et pas assez bruyant. Une bonne occasion d’aller à la rencontre des occupants des virages du Parc et de dresser, à travers une galerie de portraits, la diversité de leurs profils .

 

 

 



Manifestations des ultras à Montpellier?

Manifestations des ultras à Montpellier
 

 

12 – Où est passée l’ambiance du Vélodrome ?

Pour une fois, Parisiens et Marseillais sont réunis par une même interrogation. Vingt ans après la victoire de l’OM en Ligue des Champions, qui fut aussi un sommet pour le mouvement ultra marseillais qui régnait alors sur la France et peut-être même sur l’Europe, l’ambiance semble avoir en partie déserté le Vélodrome. Est-ce la faute aux travaux, au style de jeu, à une rupture entre le public et le club, à des supporters blasés ? So Foot a mené l’enquête . Autre sujet phocéen qu’il a fallu démêler : les incidents d’OM-Fenerbahce, en décembre. Une Ligue Europa qui n’attire pas les foules en France, une communauté turque importante à proximité, une organisation peu adaptée, des fans des deux camps mêlés dans les gradins. Résultat ? Des incidents éclatent un peu partout dans le stade.



13 – Des supporters à Monaco !

Louis-II est un autre stade qui suscite des débats, ou plutôt des railleries, sur sa piteuse ambiance. Sauf qu’à se focaliser sur les affluences médiocres sur le Rocher, on oublie que Monaco reste un des clubs préférés des Français. Un club de tradition, un palmarès enviable, une finale de Ligue des Champions en 2004 face à Porto… Et en déplacement, des parcages visiteurs souvent bien remplis. Comme à Nîmes en fin de saison lors de la victoire décisive pour la montée en Ligue 1. Très bien, sauf qu’avoir des supporters, ça peut attirer des ennuis. Un envahissement de terrain pour fêter le retour en Ligue 1, un arbitre vaguement bousculé, et hop la Ligue envoie sa foudre sur un club monégasque abasourdi.


 


 

14 – Issa Nissa !

La LFP a une autre cible quelques kilomètres plus à l’ouest. Nice et sa populaire sud, qui n’y va pas toujours mollo sur les fumigènes, et se prend régulièrement des huis clos partiels. Si on ajoute à cela un match de coupe contre Nancy fixé un mercredi à 14 h , on pourrait croire que l’année des Aiglons a été galère. Que nenni ! 4ème de Ligue 1, les Niçois et leurs supporters ont vécu une belle saison. Déjà bouillants lors du retour de leur équipe d’une belle victoire à Rennes, les fans niçois se sont complètement lâchés quand leurs joueurs sont rentrés du dernier déplacement à Ajaccio où ils avaient validé leur qualification en coupe d’Europe. Des centaines de supporters à l’aéroport, des fumigènes et un Bosetti, jeune attaquant arborant un tatouage de la Brigade Sud, en folie. Sans oublier le dernier match de la saison à domicile contre Lyon, avec un « clapping » de fin pour le vieux stade du Ray, qui doit laisser sa place en septembre à une enceinte moderne.



15 – Tempête en Corse

La Corse, les supporters niçois n’ont pas pu la voir cette année, puisqu’ils ont systématiquement été interdits de déplacement. Une Corse devenue la cible de prédilection de la LFP. Il faut dire que Bastiais et Ajacciens y ont mis du leur. Un match aller à Ajaccio plutôt costaud avec une première échauffourée la veille de la rencontre et un échange de projectiles, dont une bombe agricole, dans les derniers instants du match . Simple échauffement avant un retour à Bastia encore plus chaud entre jets de torches et caillassages. Evidemment, les deux clubs se sont rejetés la faute par déclarations de presses interposées. De quoi alimenter les nombreux clichés sur la Corse et sa prétendue « violence naturelle ». Et de permettre à la LFP de faire preuve de sévérité à peu de frais en imposant que les deux derbies de la saison prochaine aient lieu à huis clos et sur terrain neutre.
 


 

16 – L’amour vache entre policiers et ultras

La politique de « tolérance zéro » appliquée par la LFP et le ministère de l’Intérieur a permis de continuer à limiter les débordements dans les stades. Mais en s’exerçant sans nuances, elle a aussi tendu considérablement les relations entre ultras et forces de l’ordre et provoqué plusieurs incidents graves. A Reims, des bagarres rangées éclatent entre ultras stéphanois et forces de l’ordre. S’ils n’ont pas été tout blancs dans l’affaire, les fans visiteurs ont été verts face aux violences policières . Autre exemple à Lyon lors de la venue à Gerland d’une horde de redoutables Merlus Ultras. Dès que l’un de ces furieux fans a la mauvaise idée d’allumer un engin pyrotechnique, plusieurs stadiers, CRS et membres de la SIR (Section d’Intervention Rapide – la police des stades) entrent tout en douceur dans la tribune . Trois Merlus sont courtoisement interpellés avant d’être relâchés le lendemain. En Bretagne, on n’a toujours pas compris cette démonstration de force.


17 – L’affaire Casti

Le principal incident entre ultras et forces de l’ordre date cependant de septembre, à Montpellier, avant un match contre Saint-Etienne. Au moment où des policiers tentent d’interpeller un ultra montpelliérain qui vient de faire tomber un fumigène devant le stade, une échauffourée éclate avec quelques supporters. Attablé à côté, Florent, surnommé « Casti » par ses amis de la Butte Paillade, est gravement blessé à l’œil, apparemment par une balle de flashball tirée par un policier de la BAC. Les points de vue divergent sur le déroulement des faits : légitime défense selon les policiers, bavure policière selon les ultras . Toujours est-il que Casti a perdu un œil et que la version de la police semble mise à mal par de nombreux témoignages et les images de vidéo-surveillance . L’enquête reste en cours.



18 – La manifestation ultra à Montpellier

Choqués par la blessure de Casti, des groupes ultras de toute la France (et même certains d’Europe) font immédiatement part de leur soutien envers Florent et les supporters montpelliérains . Une manifestation nationale est organisée en octobre par les ultras héraultais afin de dénoncer les violences policières subies par Casti, mais aussi de s’opposer à une répression jugée par les participants abusive à l’encontre des ultras. Plus d’un millier d’ultras montpelliérains, stéphanois, lyonnais, grenoblois, nantais, toulousains, bordelais, lensois, parisiens ou encore auxerrois composent ce défilé que So Foot a suivi pour vous.


 


19 – Bagarre au péage

Le souci, c’est que, même quand ils ont des revendications légitimes, les ultras ont le chic pour se mettre tous seuls dans de sales draps. Bollène, petite ville du Vaucluse, et sa barrière de péage ne s’en sont toujours pas remis. Le 18 mai dernier, alors qu'ils revenaient vers Lyon suite à l’annulation de la rencontre entre Nice et l’OL, des Bad Gones y ont croisé des South Winners marseillais, partant assister à ASSE-OM. Une violente bagarre éclate alors pour un bilan, lourd, de 17 blessés . Si les deux camps ont des versions différentes de l’incident, les Winners évoquant un guet-apens quand les Bad Gones parlent de rencontre fortuite , les deux groupes sont tous les deux menacés d’une suspension provisoire . Plusieurs groupes ultras français ont beau tenter de dénoncer, suite à ces incidents et ceux du Trocadéro, une politique répressive inadaptée et un traitement journalistique inapproprié, l’image médiatique des ultras est au plus mal.



20 – Le Red Star en résistance

Notre chroniqueur Nicolas Kssis-Martov s’est pris d’affection, depuis quelques temps déjà, pour le Red Star. En particulier grâce à lui, vous avez pu suivre la saison du club audonien , l’une de plus vénérables institutions du foot français, qui a sauvé sa place en National dans les derniers instants de la dernière journée. Et il y a eu des histoires à raconter. Quelques incidents ont émaillé la saison, comme lors d’une rencontre sous tension contre le FC Rouen sur fond de dissensions politiques entre ultras des deux camps. Quant à la dernière journée, qui aurait dû être joyeuse, elle a été entachée par des heurts entre le kop et la sécurité. Mais le principal drame se joua après la fin du championnat : le 5 juin, les supporters du club de Rino Della Negra pleurèrent l’un des leurs, Clément Méric .



21 – Les bonus de So Foot

Notre NKM à nous ne s’est pas occupé que du Red Star. Tout au long de la saison, il a distillé ses analyses et coups de gueule, en finissant par une réflexion sur le rôle des supporters dans le football moderne sur fond de Parc plein et de baisse des affluences un peu partout ailleurs. Et notre « Team Tribunes » s’est aussi fendue de quelques articles décalés. Un Top 10 des groupes de supporters aux noms improbables, couronnant les Toulousains de la BFS (Boire, Fumer, Supporter). Un Top 5 des amitiés entre ultras . Sans oublier un « tu sais que » sur les ultras permettant de percer avec humour les mystères de ce monde schizophrène.



Quelque chose nous dit qu’on va avoir d’autres articles à écrire en 2013-2014. On a même déjà commencé en se penchant s ur la situation messine et sur le prix des abonnements et sur les règlements de stade.

 

 


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